dimanche 16 septembre 2018

L'espoir s'agrandit (Tribune Athégien été 2018)




Retrouvez ici la tribune de notre groupe telle que publiée sur le bulletin municipal de l'été 2018


Alors que la majorité municipale s'enferme dans son isolement, de nouveaux élus ont décidé d'unir leurs forces aux nôtres afin de proposer une voie alternative aux habitants. Nous pourrons désormais compter sur le soutien d'un autre de ses adjoints, M. Kevin RAINHA et de M. Benoit DESAVOYE afin de préparer l'avenir.

L’étrange reniement concernant l'arrêt du bétonnage est désormais un constat partagé par tous les Athégiens. En dehors du fleurissement des bulles de vente, le projet de la Cité de l'Air, qui augmentera de plus de 10% la population totale de la ville, ne semble malheureusement pas être un bouquet final. En effet, le plan local d'urbanisme (PLU) revenu devant le Conseil Municipal prévoit la construction de pas moins de 3936 logements supplémentaires d'ici à 2020, soit l'équivalent de 6.5 fois la Cité Bleue (Edouard Vaillant). Du jamais vu. Dans l'enquête publique, même le Préfet s'interroge sur la programmation.

Dans le même temps, le Département et la Région ont fait disparaître le projet d'aménagement Thureau afin de ne pas compromettre la réalisation du pont Athis-Vigneux. Or, ce projet devait selon le Maire permettre de financer et d'accueillir tous les équipements publics (écoles, crèches...) induits par la hausse de population prévue par la densification de la Cité de l'Air. Qu'en sera-t-il?

De même, le Compte Administratif 2017 démontre que les critiques en matière de gestion formulées par Mme Julienne GEOFFROY, adjointe chargée des finances démissionnaire, étaient fondées, avec des investissements qui n'ont été réalisés que pour moitié dans certains comptes, mais la souscription de la totalité de l'emprunt dès le début de l'année. En somme: on endette la ville sans raison.

Julien DUMAINE - Laure LAFOND - Sydney FLEURY - Maryline GRESSY - Michel BOURG - Julienne GEOFFROY - Kevin RAINHA - Benoit DESAVOYE

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jeudi 30 août 2018

Compte rendu du Conseil municipal du 13 juin 2018

La semaine dernière vit se tenir l’un des rares conseils municipaux accordés à la démocratie par le Maire d'Athis-Mons.
Afin de débuter par une note positive, celui-ci s'est prononcé à l’unanimité contre le projet de pont traversant la Seine. Après bien des hésitations [Voir: http://www.julien-dumaine.com/…/un-pont-trop-loin-lathegien…], Le Maire a choisi son camp.
Il y a peu d’occasion de se réjouir sous la mandature de Christine Rodier.
Il ne faut donc pas s’en priver.
Souhaitons que ce vœu des élus pèsera dans la décision finale.



SALON DE LA VOYANCE
Nos élus ont, dans l'analyse de la communication des décisions prises par le Maire demandé la raison du prêt gratuit de locaux sportifs et de matériel à une société de droit privé (donc destinée à faire des bénéfices), à l’occasion du salon de la voyance qui s’est tenu les 24 et 25 mars. Ils ont fait observer que ces situations sont très encadrées par les lois. Ils remarquent que la demande, l’autorisation et la transmission en sous-préfecture auraient eu lieu la veille de l’évènement délai très court dont tous les Athégiens aimeraient bénéficier ! Alors même que les outils de communication, notamment affichage public de la ville ont été mobilisés plusieurs semaines auparavant pour promouvoir cet événement source de bénéfices offerte à une société privée non athégienne.

Réponse du Maire
Rien sur la gratuité. Ce sujet ne relèverait pas du Conseil municipal. proposition de rencontrer M.Desavoye en tête à tête dans son bureau...
Commentaire
A quoi sert-il d’avoir voté un barème des tarifs de location des équipements sportifs municipaux en 2015, s’il est bafoué selon de mystérieux critères et dont façon dont on peut s’interroger par rapport aux lois en vigueur ?
Notons que la majorité municipale n’avait pas daigné répondre aux différentes questions contenues dans le courrier que nous leur avions adressé avant l'événement.


MARCHES FORAINS
Constat
ni le marché des Gravilliers, ni celui du Noyer Renard ne fonctionnent.
Regret du manque d’anticipation sur ce dossier et l’argent inutilement dépensé en cette occasion (200.000€ de travaux d'aménagements)
Réponse: Refus d’abandonner, reconnaissance du "mauvais conseil" consistant à tenir les deux marchés le même jour, et annonce d'animations trimestrielles pour lancer la fréquentation(Cout : 7500€HT)
Commentaire
Où sont les études commerciales qui permettraient de juger de la pertinence des actions menées ? Il ne suffit pas de consulter les voyantes du point précédent...


PLAN LOCAL D'URBANISME (PLU)
Après des années de finalisation et de contradictions relevées par le commissaire enquêteur, Christine Rodier sollicite enfin l’avis de Conseil Municipal avant transmission au T12 (Grand Orly Seine Bièvre).
L’obligation légale, comme nous l'avions indiqué en son temps [http://www.julien-dumaine.com/…/la-complexite-du-probleme-d…] de mettre à disposition un terrain pour les gens du voyage est sur le point d’être résolue
Remarquons:
* qu’il n’y a toujours pas de phasage relatif aux constructions massives réalisées sur la commune (avis partagé par le Préfet)
* que le plan d’exposition au bruit pour les constructions réalisées sur le plateau n’est pas actualisé (la faute à une volonté de déclasser la zone C pour construire davantage sur le plateau)
* que la qualité de l’air s’est dégradée autour des grands axes de circulation
* Que les données servant à l’élaboration du PLU sont anciennes, comme l'a fait remarquer le groupe socialiste (2012)
Du fait du bétonnage massif de la ville, l’équilibre logement/emploi est rompu. Il est urgent de penser désormais à créer des emplois à Athis-Mons (notre interprétation du SDRIF)
Demande de précision sur les équipements publics qui seront construits sur la ZAC de la Cité de l’Air, étant donné que le projet d'aménagement Thureau, qui devait les intégrer, a été annulé du fait du projet de pont soutenu par la Région et le Département.
Notons que M.Petetin, qui affirme avec vigueur que tout arbre détruit sur la commune sera replanté ne précise pas d'implantation pour les arbres détruits de la Cité de l’Air.
Absence de réponse à cette question.
Commentaire
Il est à noter que le groupe FN a voté en faveur du PLU, signifiant ainsi qu'ils partageaient les vues de la municipalité en matière d'urbanisme
Le PADD (projet d’aménagement et de développement durable) de la ville veut promouvoir le développement durable. Or, le bétonnage du plateau va considérablement faciliter le ruissellement des eaux vers le Val sans que rien ne soit prévu pour limiter le désastre à venir. Certes, il n’y aura pas d’inondation tous les ans mais elles seront de plus en plus nombreuses au cours des années à venir. Nous nous rappellerons longtemps des effets néfastes du bétonnage massif entrepris par un Maire, dont l'élection a reposé des promesses tout à fait contraires.
Le Maire se justifie désormais, annonçant qu'elle veut être un constructeur et non un bétonneur et nous a encouragé à vérifier la signification de ces mots dans un dictionnaire qu'elle se proposait d'offrir aux présidents de groupe. C'est chose faite :
Constructeur : Personne qui bâtit, construit.
Bétonneur : Personne spécialisée dans le travail du béton.
Dans la mesure où il n'a pas été annoncé de matériau atypique (bois, brique...) la différence semble ténue... surtout avec le projet de construire 3936 logements supplémentaires d'ici à 2020. Les équipements publics sont très insuffisants par rapport à cette nouvelle population qui arrive


GARANTIES D'EMPRUNT
La ville se porte caution des sociétés HLM qui construisent (ou acquièrent) des logements (ici rue Léon Blum). Cela ne paraît pas judicieux.
N remarquons que la ville ne garantit pas un total de 7 millions d'euros comme indiqué dans le rapport mais plutôt de 114 millions (détail présent au compte administratif)
Réponse
Le montant serait annuel. Cette pratique permet de réserver des logements sociaux distribués par la ville.
Commentaire
Il n'y a aucun intérêt à exprimer le volume de garanties d'emprunts de façon annuelle, car il s'agit d'un stock. Du reste, une simple vérification permet de vérifier que cela est complètement faux puisqu'une unique garantie a été souscrite à hauteur de 700.028 € au Conseil Municipal précédent (ajoutée à celle-ci de 2.253.000 on est loin du compte...)
De plus que les bénéficiaires des logements soient choisis par la ville, la préfecture, le bailleur ou le 1% patronal cela importe peu, du moment que les critères d'attribution sont transparents.



EPICERIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Tout d’abord l’exposé de la délibération pose question:
“Les associations caritatives organisent aujourd’hui la distribution alimentaire sur la ville mais l’aspect éducatif n’est pas toujours pris en compte.
La municipalité souhaite intervenir selon d’autres modalités et moderniser l’octroi de l’aide alimentaire afin d’optimiser la réponse à sa population précarisée. Elle désire proposer un accompagnement éducatif afin de passer de l’aide alimentaire simple à un achat responsabilisé”.
Avec la fermeture des Restos du coeur que la ville a abandonné, les subventions supprimées pour la Conférence Saint-Vincent de Paul d’Athis-Mons et les incertitudes planant sur les autres associations, cette mention du rôle des associations caritatives est déjà très hasardeuse compte-tenu de la façon dont la ville les malmène.
La référence à l’éducation est plus que déplacée, les bénéficiaires apprécieront…
Notre ville va apprendre aux pauvres à mieux dépenser...cela serait éventuellement audible si la ville n’avait pas commencé par couper les vivres plusieurs mois avant que son épicerie n’ouvre.
Les nouveaux locaux ont été acquis pour la somme de 300 000€ : c’est 10 fois la subvention annuelle des « restos du cœur » !
Au lieu d’aider les associations la ville préfère payer des agents pour effectuer cette mission. La ville n’a pas du suivre ses cours d’achat responsabilisé…..
Nous nous abstenons de voter cette demande de subvention car nous ne voulons pas être complice de cette casse de la fraternité qui s’exprime via le travail des associations. Nous pensons que le Conseil départemental à mieux à faire de ces fonds que de suivre notre commune dans cette démarche de fonctionnarisation coûteuse de la solidarité.
Nous ne votons évidemment pas contre puisque cette épicerie viendra nous l’espérons compenser en partie les méfaits déjà visibles de l’abandon de certaines associations sur la commune.


SCOLAIRE: SEMAINE DE 4 JOURS
Nous avons voté en faveur du retour à la semaine de 4 jours conformément aux voeux majoritairement exprimé par les parents lors de la consultation.
53% des communes de l'Essonne ont réussi à opérer ce changement il y a déjà un an alors que notre Maire avait finalement indiqué que cette mise en oeuvre était impossible il y a un an.
Nous avons “profité” de cette délibération pour évoquer la semaine de “zéro jour”. C’est malheureusement la semaine que propose Christine Rodier et la majorité municipale à de nombreux enfants de la Cité de l’Air. Au mépris des lois et de la décision de justice, puisque la ville a été condamnée. La majorité municipale donne une bien triste image de notre commune, en bafouant ainsi les lois. Mépris affiché et assumé dans les communications vidéos et lettre aux athégiens.
Si la condamnation est tombée courant mars et que l’année scolaire touche à sa fin nous n’en oublions pas pour autant l’attitude honteuse de la majorité qui est allée jusqu’à proposer, acculée après sa condamnation, de mettre ses enfants dans des locaux à part, à nouveau au mépris de la décision de justice. Les autorités compétentes ont évidemment refusé cette solution une fois de plus discriminante.
En se montrant si hostile à l’accueil de ces étrangers, essentiellement d’origine syrienne, dans nos écoles la majorité municipale commet des actes xénophobes. Nous réprouvons vivement cette discrimination. Il est important que les athégiens aient bien conscience de cette attitude et le fait que le micro de notre élu ait été rapidement coupé ne nous empêchera pas de continuer à dénoncer cette politique nauséabonde.
Nous avions pourtant proposé des tables rondes et de la concertation pour trouver des solutions à cette situation (dont la scolarisation n’est qu’un aspect) dont nous n’avons jamais nié la complexité. Nous n’avons jamais obtenu de réponse ni du maire, ni de nos conseillers départementaux ni de notre député.

vendredi 8 juin 2018

Athis-Mons : les opposants lancent la course aux municipales (Le Parisien 8 juin 2018)


L’opposition de centre-droit reçoit le renfort de deux élus et lance son offensive pour les municipales de 2020.

L’échéance est encore lointaine, mais la course à la mairie d’Athis-Mons vient d’être lancée. Même si les prochaines élections municipales n’auront lieu qu’au printemps 2020, une partie de l’opposition s’est déjà mise en ordre de marche. A la manœuvre, Julien Dumaine, jeune élu d’opposition (LREM) de 26 ans dont le groupe « Athis-Mons Espoir et Liberté » vient de recevoir le renfort de Kevin Rainha (LREM), ex-adjoint au maire, et du conseiller municipal Benoît Desavoye (DVD). Les deux hommes, anciens membres de la majorité, avaient déjà affirmé leur désaccord avec la maire (LR) Christine Rodier en créant leur propre groupe politique en début d’année.
Dans un courrier au ton résolument offensif, Julien Dumaine, lui aussi ancien adjoint de Christine Rodier, évoque l’arrivée de ces deux nouvelles « recrues » en attaquant la majorité municipale dont le bilan est, selon lui, « accablant ». Au fil de ce document, celui qui a fait scission il y a un an et demi accuse Christine Rodier, dont la majorité en conseil municipal ne se résume plus qu’à une voix depuis plusieurs mois, « d’appréhender chaque conseil municipal ». Au point de se contenter du minimum légal d’une séance par trimestre.

« Ce ralliement fait juste tomber les masques »

« Elle ne conserve son dernier carré de fidèles que grâce aux rémunérations qu’elle accorde », lance celui qui ne cache pas son intention de mener une liste « rassemblant des élus centristes, LREM et de droite », lors de la campagne des municipales de 2020. Ce groupe d’opposition, désormais constitué de huit membres, sera installé lors du conseil municipal de mercredi prochain.
« MM. Rainha et Desavoye faisaient déjà partie de l’opposition pour nous, puisqu’ils n’étaient plus dans le fonctionnement de l’exécutif depuis un an, rétorque le cabinet du maire. Ce ralliement au groupe de Julien Dumaine fait juste tomber les masques. Ils ont choisi de s’associer à un groupe politique qui avait accepté qu’un de ses membres (Michel Bourg) puisse porter un pouvoir pour une élue FN lors du conseil municipal du 13 décembre. »
Les hostilités sont ouvertes du côté d’Athis-Mons. Reste à savoir si la sortante se mêlera à la lutte pour défendre son fauteuil. « Pour l’heure, elle continue d’assumer son mandat, répond son cabinet. Si son projet municipal avance bien, il n’y a aucune raison qu’elle ne continue pas. »

mardi 5 juin 2018

Vous avez dit démocratie ? (Tribune Athégien mai/juin 2018)




Retrouvez ici la tribune de notre groupe telle que publiée sur le bulletin municipal de mai/juin 2018



Vous avez dit démocratie ?


A Athis-Mons, on doit attendre de se faire condamner pour scolariser des enfants, et malgré cela le Maire persiste à refuser de s'exécuter.

A Athis-Mons, lorsque les élus se plaignent de n'avoir plus qu'un Conseil Municipal tous les 3 mois, le suivant est réuni 4 mois plus tard.

A Athis-Mons, on transfère toutes les compétences au fur et à mesure pour ne plus rien avoir à gérer et mieux reporter la faute sur les autres échelons territoriaux.

A Athis-Mons, les promesses électorales s'effacent devant la prolifération des bulles de vente.

A Athis-Mons, changeons de paradigme : la gestion municipale ne doit plus être le caprice d'un seul.

Julien DUMAINE - Laure LAFOND - Sydney FLEURY - Maryline GRESSY - Michel BOURG - Julienne GEOFFROY

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dimanche 3 juin 2018

Rencontre avec André Henri Cousson, ancien de la 2ème DB du Général Leclerc, le mercredi 16 mai 2018

Rencontre avec André Henri Cousson, ancien de la 2ème DB du Général Leclerc, le mercredi 16 mai 2018

Sous l’impulsion de M. Bourg élu à la mairie d'Athis Mons et secrétaire local et départemental de l'UNC, de l’équipe de direction, du CDI et d’un professeur d’histoire, les classes de 1ES et TS2 ont eu l’opportunité de rencontrer, durant 2h, M. André Cousson. Un moment très intense durant lequel cet ancien combattant, titulaire de la Légion d’Honneur, a raconté son histoire, son parcours durant la guerre, ses expériences et anecdotes de vie durant cette période. Il a livré un témoignage précieux, apportant des pistes de réflexion aux élèves autour des interrogations : Qu’est-ce que le « devoir de mémoire » ? Pourquoi préserver la mémoire ?

Nous avons vécu un grand moment d’émotion et nous remercions sincèrement M. Cousson pour son engagement, son dynamisme mais aussi son humour durant cette intervention qui, c’est certain, marquera les esprits de nos élèves.

Merci à tous les contributeurs de cet événement, direction, professeurs-documentalistes, professeurs et surtout M. Bourg qui nous proposé cette belle rencontre. Merci aux élèves pour leur attitude exemplaire, leur participation active et leurs réflexions pertinentes.

Découvrez ci-dessous la biographie de M. Cousson.


 Monsieur André Cousson est né en 1922 à Tanger (Maroc). Classe de mobilisation 42-950.

Son père et son oncle ont combattu durant la 1ère Guerre Mondiale (le Chemin des Dames et Verdun). Ils ont obtenu la Légion d’Honneur.

M. André Cousson a reçu la Légion d’Honneur lors de la cérémonie départementale du 11 novembre 2017 à Evry.
Lors de l’Appel du 18 juin 1940 il veut s’embarquer à Tanger pour Gibraltar mais est refusé car il n’a pas 18 ans.
Il est entré aux Chantiers de Jeunesse du Maroc en janvier 1943 et est affecté au 41e bataillon de Transmissions.

Il s’engage dans la 2e DB Leclerc à Témara (Maroc). Il embarque à Mers-el-Kébir, Algérie le 19 mai 1944 et est débarqué à Greerwek, Ecosse le 31 mai 1944.

La 2e DB est composée de nombreux Pieds Noirs, Antillais et d’Espagnols. Leur entraînement est très dur et de nombreux combattants connaissent des problèmes de santé.

Embarqué à Southampton le 30 juillet 1944, il est débarqué à Grandcamp, Normandie, le 1er août 1944.
Il effectue la Campagne de Normandie et est amené à franchir les lignes ennemies.
Monsieur Cousson participe à la Libération de Paris les 24 et 25 août 1944.
Il participe à la Campagne des Vosges puis de Lorraine et d’Alsace ; les 22 et 23 novembre 1944 il participe à la libération de Strasbourg.

Le 27 avril 1945 il atteint le Nid d’Aigle de Berchtesgaden.

Voici les décorations obtenues par M. Cousson :
Médaille Militaire ;
Croix de Guerre, Etoile de Bronze ;
Médaille du Combattant 39-45 ;
Médaille des USA du Président américain ;
Médaille du Débarquement de Normandie ;
Médaille de Volontaire ;
Médaille des Télécom ;
Médaille d’argent et de bronze.

lundi 14 mai 2018

Cité de l'Air: pourquoi nous refusons ce projet immobilier

Vous êtes nombreux a avoir apprécié notre dernière tribune sur la ZAC (Zone d'Aménagement Concertée) de la Cité de l'Air, et la densification attendue sur ce secteur. Toutefois, le format de cette parution ne nous a pas permis d'entrer dans les détails. Il paraissait utile que chacun puisse se forger un avis éclairé sur la question, via notamment l'analyse de l'étude d'impact annexée au dossier. C'est sur la base de ce document que le Conseil Municipal d'Athis-Mons fut amené à se prononcer sur l'aboutissement  du projet, qui n'a été adopté qu'à une seule voix.


Concernant le bétonnage en région parisienne, l'Etat a bon dos. Toujours accusé de mettre la pression à de pauvres communes sans défense afin de faire aboutir des projets immobiliers et accroître la densification urbaine. Or, sur la cité de l'Air, il est à noter que les services de l'Etat ont, paradoxalement, rendu des avis très critiques recoupant nos objections à l'encontre du projet urbain envisagé. L'intérêt est double puisqu'on ne saurait accuser les agents de l'Etat de se livrer à de la polémique politicienne locale mais aussi car les rapports produits par ceux-ci existent et sont consultables.
Ainsi, s'il est aisé de répéter à qui voudra l'entendre que nos arguments n'en sont pas, il sera bien plus difficile de faire croire à tout un chacun qu'un rapport officiel constitue un faux.

Et cela tombe bien car les observations sont à peu près les mêmes.


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Tout d'abord, ce dossier semble manquer de sérieux, est flou ou insuffisamment abouti. En témoignent les nombreuses erreurs ou approximations de forme qui le parcourent:

- Informations contradictoires sur le nombre de logements (tantôt 1050, tantôt 1400).

- Données contradictoires sur la pollution atmosphérique.

- Etude imprécise quant aux démolitions prévues et au diagnostic du patrimoine qui ne parait pas avoir été établi  ("programmation précise et définitive n'est pas établie à ce jour" ; " les démolitions dépendront de l'état de dégradation de chaque construction").

- Alors que nous est vendu un écoquartier faisant belle part à la verdure, les services de l'Etat s'étonnent de l'absence [d']'"un diagnostic urbain et paysager de qualité [qui] est pourtant attendu pour ce site" ; De même, "le dossier mentionne une étude paysagère non jointe au dossier et conclut sans démonstration à un impact paysager positif du projet". On met donc en avant un futur environnement paysager mais cela reste au stade de la communication puisque aucun élément de preuve n'est fourni.

- Absence  d'étude sur la perméabilité des sols jugée "prématurée" alors qu'il s'agit d'un enjeu majeur pour la ville au vu de sa configuration géographique (plateau) et du problème récurrent de déversement des eaux pluviales vers le bas d'Athis. La Cité de l'Air ayant aujourd'hui de bonnes capacités d'infiltration liée à la forte présence d'espaces verts, il conviendrait d'envisager les impacts de ce nouveau projet sur le reste de la ville.

- Comme le font remarquer les services de l'Etat, nombreuses incohérences de chiffres, cartes... audits sommaires ou absents, qui traduisent une certaine légèreté dans le document.


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Toutefois, les points listés précédemment ne seraient que quelques défaillances techniques à corriger si le fond du projet était acceptable. Nous allons voir que la communication politique faite sur ce projet est en totale contradiction avec les dossiers techniques qui nous ont été présentés.


En réalité il s'agit de construire toujours davantage, c'est d'ailleurs presque l'unique réponse qui est assénée par la commune dans son mémoire en réponse à l'autorité environnementale pour justifier ses choix. Apparaît clairement et plusieurs fois le mot "densifier" comme étant l'un des objectifs du projet. Rappelons la présence de bâtiments de hauteur R+3. Pour preuve, alors qu'on a souvent parlé de "préserver l'esprit du quartier", voici ce que la ville répond aux services de l'Etat dans son mémoire concernant la démolition des pavillons : "dans la mesure du possible, le projet s'attachera par ailleurs à conserver au moins quelques habitations en bon état de façon à laisser une marque des premières décennies de la cité de l'air, comme témoins d'une urbanisation aujourd'hui dépassée".
On comprend dès lors l'avis de la commune: l'habitat individuel est dépassé, une marque de l'ancien temps. Il faut en faire un musée et passer à l'ère du logement collectif,  plus dense et efficace.

Ajouter 42 logements par hectare soit environ 3 personnes par logement pour les 33 hectares de ZAC nous amène à 4000 habitants supplémentaires. Les équipements publics, saturés (écoles, crèches etc.), ne peuvent plus répondre à cette augmentation de la population, a fortiori en tenant compte de l'actualité médicale du secteur, avec la restriction sévère de l'offre de soins (fermeture annoncée de l'hôpital de Juvisy, fermeture de la clinique Caron)... Sans parler des transports en commun, que l'étude d'impact associée juge satisfaisants (ce ne sera sans doute pas l'avis des usagers athégiens).

Doit-on sacrifier notre qualité de vie ? Ce n'était pourtant pas un des enjeux du programme qui nous a vu élire en 2014. Celui-ci prévoyait initialement de "préserver le tissu pavillonnaire y compris la Cité de l'Air poumon de la ville"...

L'intérêt de densifier cette zone est de plus sujet à caution du fait d'enjeux de santé ou de sécurité publique - à l'image d'autres programmes immobiliers prévus dans le secteur plateau - du fait de la proximité de l'aéroport, de la RN7 (bruits et pollution atmosphérique) ainsi que de la zone SEVESO. Cela est d'ailleurs bien noté par l'Autorité Environnementale.

L'Autorité Environnementale pointe également la question de la circulation, et l'absence de précision quant aux difficultés de circulation pendant les heures de pointes sur les axes structurants. L'étude d'impact estimait le trafic à l'issue du projet comme parfaitement équivalent à celui avant réalisation. Des corrections ont bien été apportées suites aux remarques de l'Autorité Environnementale mais il semble que les arguments de la ville tombent à côté du principal problème en se contentant de ne voir le projet que pour lui-même. Si certes les voies de desserte intérieures ne rencontreront sans doute pas de difficultés, il convient d'envisager l'impact de cette hausse de population (4000 habitants) sur le trafic routier de l'ensemble de la commune. Celui-ci est déjà saturé dans les rues principales adjacentes qui mènent à la RN7.

On note enfin que dans son mémoire en réponse à l'autorité environnementale, la ville rétorque concernant l'absence de rappel des servitudes d'utilité publique pour la maîtrise des risques autour des canalisations de transport de gaz, hydrocarbures et produits chimiques que la nécessité de les communiquer n'est applicable que dans le cadre de la création ou de l'extension d'équipements publics. On apprend donc en creux qu'aucun équipement public n'est prévu sur la zone, ce qui pose question quant aux capacités d'absorption de cette nouvelle population par les équipements existants, déjà contraints.


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Sur le principe, créer une ZAC n'était pas complètement inapproprié. Le besoin de réhabilitation des pavillons existants, souffrant d'une forte déperdition énergétique ainsi que la vétusté des réseaux et infrastructures pouvait justifier d'avoir recours à une telle procédure, mais cela ne signifie en aucun cas accepter n'importe quel projet. L'étude d'impact, qui nous donne la vision de l'aménagement souhaité ne nous convainc pas sur la forme (erreurs approximations et études critiques reportées) ni sur le fond (projet de densification contraire à nos engagements électoraux).

En bref, j'espère que vous y verrez désormais un peu plus clair sur ce dossier. Ceci étant dit, la plupart d'entre vous auront déjà eu une réaction d'instinct, lors de l'annonce des sociétés intervenant dans ces opérations: le bailleur social immobilière 3F (I3F, propriétaire des terrains), et l'aménageur SORGEM. Les deux opérateurs du quartier du Noyer Renard. Tout un symbole.

Nous tenons les documents cités à la disposition de ceux qui en feront la demande.


Julien DUMAINE
Conseiller Métropolitain
Conseiller Teritorial
Conseiller Municipal

lundi 7 mai 2018

Privatisation d'ADP, quel impact pour nos villes ?




La dernière batterie de conseils municipaux fut l'occasion pour les maires du Nord-Essonne de réagir à l'actualité en proposant une motion relative à la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP). Ce texte devait être proposé à toutes les villes. Toutes ou presque...
Athis-Mons fit une fois de plus exception à la règle en annulant ledit Conseil Municipal, portant à quatre le nombre de mois séparant le dernier Conseil de celui prévu en juin (nouveau record battu). Quoiqu'il en soit, nous avions tout de même analysé le sujet pour vous, et avec l'aide d'autres élus locaux avions envisagé un projet de motion alternative, bien moins polémique. 
Je vous laisse le découvrir, précédé d'un court argumentaire.


                                                                                ***


Le débat sur les privatisations, y compris des entreprises aéroportuaires n'est pas bien neuf: le gouvernement BALLADUR en avait effectué la mise en bourse sous prétexte d’assurer la respiration du service public dans un contexte concurrentiel. Rappelons que c'est le Président CHIRAC qui transforma, en 2005, l’établissement public en Société Anonyme et fit déclasser les terrains du domaine public.

En l'espèce, il ne faut pas négliger l'impact positif du développement économique apporté par l'aéroport, et le bassin d'emplois qui en résulte pour notre territoire. Aussi, requérir un "durcissement de la réglementation touchant à l'organisation du trafic aérien" parait clairement exagéré, l'application du couvre-feu en l'état étant parfaitement satisfaisant.
Il est assez regrettable que nos municipalités soient amenés à s'aligner sur les slogans apposés sur les banderoles de la CGT. Cela résulte d'une vision dogmatique qui confond le législateur et l’actionnaire.

Pour preuve, le plafonnement des créneaux annuels et le couvre-feu sont tous deux fixés par voie d'arrêté ministériel (respectivement datés de 1994 et 1958) et n'ont donc aucun lien avec le statut de l'entreprise. Soyons clairs, société publique ou privée, c'est au gouvernement qu'il revient de maintenir ou d'abroger ces dispositions.

La même logique rend inepte l'argumentation sur les impératifs de sécurité nationale, car on voit mal comment une entreprise même privée pourrait s'y soustraire. La loi s'applique à tous sur le sol national, et pas uniquement sur les biens appartenant à la puissance publique. Ainsi, l'Etat punit l'auteur d'un cambriolage subi par un particulier à travers le Code Pénal, bien qu'il ne soit pas forcément propriétaire du logement visé.

Aussi, il apparaît plus judicieux d'envisager un texte de motion qui - au delà du statut d'ADP -, attire bien davantage l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité de respecter le cadre de vie et la tranquillité des habitants, notamment concernant les nuisances sonores générées par l'activité tout en défendant l’intérêt économique du bassin d’emploi que l’aéroport représente pour nous.

Nous vous proposons donc ce projet alternatif, qui reprend les contours de la motion précédente tout en l'expurgeant de ses passages inutilement démagogiques afin de privilégier une attitude réaliste et ne pas céder à l'agitation autour de cette question tout en demeurant dans notre rôle d'élus municipaux.




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Pont n°3 de l’ordre du jour : Motion commune des Villes d’Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge,
Savigny-sur-Orge et Viry-Châtillon contre la privatisation de l’entreprise Aéroports de Paris
Proposition de rédaction alternative 

Depuis de nombreuses semaines les rumeurs se multiplient au sujet de la volonté du gouvernement de céder la participation de l'Etat au capital de plusieurs grandes entreprises françaises dont Aéroport de Paris (ADP). Ces rumeurs, qui n'en sont plus, vont se concrétiser avec la présentation du projet de la PACTE (Plan d'Actions pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) en Conseil des Ministres, le 18 avril prochain.

La tenue des Assises du Transport Aérien le 20 mars 2018 a confirmé cette possibilité concernant cette entreprise détenue à majorité par L'Etat français (50.6%)

Avec près de 100 millions de passagers annuels, les aéroports parisiens (Paris-Charles de Gaulle, Orly, Le Bourget et Beauvais) sont des places stratégiques, des outils de rayonnement français à l'échelle mondiale indispensables au développement économique de la région Ile-de-France.  Agrandi et modernisé, bientôt connecté par le métro à Paris via la ligne 14, l'aéroport d'Orly constitue un élément structurant du système aéroportuaire de la métropole régionale.

Si l'aéroport d'Orly représente un véritable atout de développement et d'attractivité pour nos territoires, il est également source de nuisances pour la population. Ainsi, depuis quelques années, son essor est suivi avec attention afin de permettre de trouver le juste équilibre entre défense des droits des riverains, lutte contre les nuisances générées par l'activité aérienne et l'assurance que les habitants bénéficient des retombées économiques liées à l'activité aéroportuaire.

Avec plus de 25% des employés directs de l'aéroport d'Orly présents sur le département de l'Essonne habitant les communes de la circonscription, il est légitime que les élus locaux s'intéressent à cette question.

Le bouleversement de la structure de cette entreprise étant attendue, l'exploitation de nouveaux couloirs aériens peut potentiellement représenter une menace pour l'environnement, la santé et la préservation du cadre de vie de nos concitoyens. Aujourd'hui, l'Etat limite ces risques en limitant les mouvements de vol à 250.000 par an et via l'instauration d'un couvre-feu entre 23h30 et 6h00.

Le Conseil Municipal

- Considérant le projet du gouvernement de reconsidérer le maintien de sa participation majoritaire au sein du groupe ADP et les inquiétudes, même infondées, soulevées par les riverains

 - Considérant qu'un maintien pérenne des dispositions existantes (couvre-feu, limitation des mouvements) est nécessaire à la qualité de vie de notre territoire,

ALERTE le gouvernement sur la nécessité de maintenir en l'état la réglementation sur l'organisation du trafic aérien.