dimanche 31 décembre 2017

Athis-Mons : les commerçants poussés au départ par le futur chantier du tram (Le Parisien 31/12)

La mercerie le Dé d’Argent a fermé ses portes vendredi. Autour de cette véritable institution locale, d’autres commerces devront fermer leurs portes avant le début des travaux de prolongement de la ligne T7.

On aurait pu la croire dépitée et triste. Elle se dit pourtant « contente » de se lancer dans une nouvelle aventure. Vendredi, Danielle Londero a fermé définitivement les portes du Dé d’Argent, la mercerie qu’elle a tenue durant 29 ans au bord de la N7 à Athis-Mons. Cette propriétaire se trouvait sous le coup d’une expropriation en raison du futur chantier de prolongement de la ligne T7 du tramway. La ligne relie pour le moment Villejuif (Val-de-Marne) à Athis-Mons, mais doit s’allonger jusqu’à la gare de Juvisy d’ici 2021. Les travaux commenceront en 2018 selon la RATP.
Poussée dehors, Danielle fait preuve d’un dynamisme à toute épreuve. Elle a décidé de poursuivre son activité, mais d’une autre manière : elle sera bientôt itinérante. « Un graffeur de Viry-Châtillon va repeindre mon camping-car, comme cela on me verra de loin », sourit celle qui garera son véhicule réaménagé sur le marché de Gravilliers, à Athis-Mons, le premier dimanche du mois de février. « Je déplacerai ma boutique roulante au gré des communes qui m’accueilleront », explique-t-elle.

« C’est le flou le plus total »

Ses désormais anciens voisins n’ont pas le même optimisme. Certains devront bientôt mettre à leur tour la clé sous la porte avant que les travaux du T7 commencent. C’est le cas de Jean-Louis, 50 ans, qui vend et répare des télévisions depuis 32 ans. Autour de sa boutique, les appartements condamnés et les fenêtres murées laissent entrevoir le grand chambardement à venir.
« Pour l’instant, on ne sait rien de rien, c’est le flou le plus total, s’insurge le réparateur. J’espère juste que je serai dédommagé comme il se doit. » « Dans 95 % des cas, les choses se passent bien, assure Ile-de-France Mobilités. Nous prenons le temps de discuter pour trouver un accord à l’amiable et les gens sont bien indemnisés. »
Monique n’est pas commerçante. Mais, à 74 ans, elle espère aussi obtenir beaucoup des négociations financières à venir. Les premiers échanges n’ont pour le moment pas comblé cette propriétaire d’un immeuble de sept appartements, dont six en location.
« Je sais que je vais devoir partir à un moment donné, mais je ne veux pas que l’on me donne une poignée de cerises, fulmine-t-elle. J’ai travaillé toute ma vie pour ce bien, j’ai tout refait, la toiture, les appartements, il y a eu deux ravalements, je demande juste mon dû, c’est-à-dire l’équivalent de ce que je vais perdre. »
Marc n’aura pas à négocier. Pourtant situé à quelques pas de là, son magasin de moto ne figure pas sur le tracé du futur prolongement du tramway. Mais l’avenir ne s’annonce pas reluisant pour autant. « Cela va être le bazar pour bosser, avance-t-il. Ils annoncent plusieurs années de travaux. »

dimanche 17 décembre 2017

Athis-Mons : la déchetterie devrait rouvrir mi-janvier (Le Parisien 17/12)

Le Siredom, syndicat qui gère cet écocentre fermé depuis mars à la suite d’une pollution de l’air à la poudre d’aluminium, s’est rendu sur le site ce week-end pour régler les derniers détails.

Après 10 mois de fermeture forcée, les usagers n’y croyaient plus. Début 2018, la déchetterie d’Athis-Mons devrait rouvrir ses portes « en toute sécurité » après la pollution à la poudre d’aluminium subie en mars dernier émanant d’une société voisine. Le Siredom, le syndicat intercommunal qui exploite le site, a réglé les derniers détails ce week-end en ce sens. Son président Xavier Dugoin s’est rendu sur place samedi midi pour s’assurer que l’écocentre sera de nouveau accessible aux habitants dès la mi-janvier.
« Tous les signaux sont au vert, se réjouit Xavier Dugoin. La DRIEE (NDLR : direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergienous a confirmé que tous les résultats d’analyses effectuées en avril et mai dernier étaient bons. Les inspecteurs se sont assurés que l’entreprise voisine à l’origine de la pollution avait procédé aux bons réglages de ses machines pour que cet épisode malheureux ne se renouvelle pas. »

L’une des plus importantes déchetteries du département

Car il a eu de grosses incidences pour les habitants des environs. Cette déchetterie d’Athis-Mons, située quai de l’Industrie, est l’une des plus fréquentées du département : 30 000 usagers s’y rendent chaque année. Pendant 10 mois, ils ont été renvoyés sur les « écocentres » de Morangis et Vigneux-sur-Seine.
« Mais ce n’est pas satisfaisant car ces déchetteries sont déjà saturées », poursuit Xavier Dugoin. Pendant sa visite samedi, le président du Siredom en a profité pour affiner les travaux qui seront réalisés. « Cette déchetterie n’est plus adaptée, estime Xavier Dugoin. Nous avons cherché un autre terrain, mais il n’y a plus de foncier disponible dans ce secteur. »
Les 4 000 m2 de la déchetterie vont donc être transformés pour devenir un « écocentre nouvelle génération » : 4 ou 5 quais de chargement, des bacs pour le compost et une benne pour les pneus. « Surtout, nous allons végétaliser le site », insiste Xavier Dugoin. Les travaux, qui doivent faire l’objet d’études et d’autorisations, ne démarreront pas avant mai 2018. En attendant, les usagers pourront de nouveau y accéder dans quelques semaines.

vendredi 15 décembre 2017

De Viry à Athis-Mons, les maires planchent sur les rythmes scolaires (Le Parisien 15/12)

Les six communes essonniennes du Grand Orly Seine-Bièvre doivent se prononcer sur un éventuel retour à la semaine de quatre jours.

Les six villes essonniennes du Grand Orly Seine-Bièvre ont en commun d’avoir conservé le cycle de quatre jours et demi de classe par semaine pour cette année scolaire 2017-2018. Toutes sont également en réflexion pour un retour à la semaine de quatre jours dès la prochaine rentrée. Même si le dernier mot reviendra pourtant à la direction académique. Elle donnera son feu vert, ou non, à l’organisation de ce retour proposé par les communes qui doivent se prononcer avant le mois de mars.
A Juvisy-sur-Orge, la municipalité a considérablement avancé sur cette modification des rythmes scolaires. Car dès le mois de juin 2017, une consultation avait été lancée auprès des parents d’élèves. Ces derniers s’étaient prononcés à 75 % pour un retour aux quatre jours hebdomadaires, qui sera effectif dès la rentrée prochaine.
AViry-Châtillon, les parents d’élèves ont dit oui à 77 % à la semaine de quatre jours. La ville planche désormais sur les modifications à apporter les mercredis dans les centres de loisirs. Une réflexion doit aussi être menée avec les clubs sportifs qui vont devoir réaménager leurs créneaux horaires du mercredi en cas de validation des nouveaux rythmes scolaires.
A Savigny et Paray-Vieille-Poste, les parents ont aussi voté en faveur d’un changement des rythmes à plus de 65 %. « 50 % des parents de la commune, environ, se sont prononcés. La question sera à l’ordre du jour du conseil municipal du 18 décembre », précise Alain Védère, maire (SE) de Paray.
Du côté de Morangis, le dossier est actif depuis le mois d’octobre. La concertation s’est doublée de réunions organisées sur chacun des trois groupes scolaires de la ville. Trois scénarios ont été retenus et doivent être soumis au vote des parents d’élèves et enseignants en février. « Il faudra choisir entre un maintien en l’état de l’organisation de la semaine, un retour complet à quatre jours ou une solution intermédiaire pour laquelle les écoles primaires reviendront à quatre jours hebdomadaires tandis que les maternelles conserveront un rythme de 4,5 jours », indique le cabinet du maire de Morangis.
Enfin, à Athis-Mons, des consultations ont aussi été engagées avec les parents d’élèves. Une fois leur position connue, la ville soumettra au vote la question des rythmes scolaires au sein de chaque conseil d’école.

dimanche 10 décembre 2017

Les pilleurs de boîtes aux lettres écumaient l’Essonne (Le Parisien 10/12)

Après une traque menée par les policiers de Savigny, six hommes ont été interpellés ces derniers jours. Ils ouvraient les boîtes aux lettres, volant les colis, mais aussi des clés pour cambrioler des appartements ou voler des voitures.

Rue Barbara à Morangis (Essonne). Un quartier tout neuf. Mais des boîtes aux lettres qui ne ferment plus dans plusieurs halls. Cette petite artère était le terrain de jeu privilégié d’une équipe qui avait fait du vol de colis son activité principale. Après une minutieuse enquête menée par les policiers de Savigny-sur-Orge, six hommes ont été interpellés à Saulx-les-Chartreux, Athis-Mons et Savigny ces derniers jours.
Quatorze victimes ont été recensées entre fin septembre et fin novembre, rien que dans cette petite artère de Morangis. «Mais on suppose qu’ils se sont attaqués à un nombre bien plus grand encore de boîtes aux lettres, glisse une source proche du dossier. Car la plupart des gens qui se faisaient voler des colis croyaient simplement avoir été oubliés. Et ils appelaient le service client du site de vente en ligne pour se faire à nouveau livrer.»
Pas de préjudice, et donc pas de plainte pour alerter les services de police. Mais cette équipe a finalement commencé à rentrer dans leur radar en s’emparant des clés d’une Clio laissée dans une boîte aux lettres. Ils ont ensuite dérobé le véhicule. Une caméra a été installée par le syndicat de copropriété de la rue Barbara à Morangis. Peu après, c’est un appartement qui a été visité alors que le locataire avait lui aussi laissé ses clés dans sa boîte. Il s’est fait délester de près de 4 000 euros de matériel hi-fi.

«On conseille plutôt de se faire livrer dans un point relais que chez soi»

Dans les colis, cible principale de ce gang : des capsules de café, des vêtements, des téléphones, des cadeaux de Noël pour enfants… «On conseille plutôt de se faire livrer dans un point relais que chez soi. Et surtout de ne jamais rendre les clés ou les papiers d’identité de quelqu’un en les laissant dans une boîte aux lettres», recommandent les forces de l’ordre.
La récurrence des vols permet aux enquêteurs qui scrutent les images de remarquer que deux hommes reviennent régulièrement. Ils pénètrent dans les halls en tirant fort sur les portes aimantées qu’ils dégradaient. Un complice était toujours dehors pour faire le guet en faisant semblant de téléphoner.
Au 4 rue Barbara, les locataires excédés avaient même collé une affiche : «Attention aux vols». «On ne se faisait plus livrer chez nous, soupire une mère de famille qui s’est fait détourner des vêtements de marque. J’avais également acheté des livres sur eBay. Le vendeur m’a certifié qu’il avait tout envoyé avec facture à l’appui. Et moi, je ne les ai jamais reçus.»
Les policiers ont diffusé l’image des voleurs présumés. Leurs collègues des commissariats voisins reconnaissent alors deux jeunes d’Athis. Une surveillance téléphonique est lancée et une planque est mise en place à Morangis le 27 novembre. Mais ce jour-là, les deux meneurs sont interpellés en flagrant délit après s’être battus avec un gardien d’immeuble à Chilly-Mazarin.
Lors des perquisitions, les enquêteurs découvrent chez l’un des suspects un chéquier volé dans une boîte aux lettres à Saulx-les-Chartreux. «C’est la preuve qu’ils écumaient l’Essonne», reprend une source proche du dossier. L’un d’entre eux, chauffeur Uber, se déplaçait pour commettre ses forfaits avec son véhicule professionnel. Il a donc été saisi de manière préventive. Relâchés, ces hommes âgés de 20 à 25 ans, seront présentés pour ces faits au tribunal d’Evry en mars.

vendredi 8 décembre 2017

Athis-Mons : un kilomètre de berges réhabilitées (Le Parisien 08/08)

La promenade du Coteau des Vignes est inaugurée ce samedi.

Près d’un kilomètre de promenade au bord de l’eau rendue au public. Ce samedi, le tout nouveau cheminement piéton du Coteau des Vignes est inauguré à Athis-Mons. A 11 heures, Christine Rodier, maire (LR) de la commune, et François Cholley, président du Syndicat de l’Orge, vont officialiser la fin du chantier réalisé sur les rives de l’Orge.
Entamés il y a presqu’un an, ces travaux ont concerné 950 m de berges entièrement restaurées par les équipes du Syndicat de l’Orge. Ce chantier d’un montant total de 1,3 M€, financé par la ville, l’Agence de l’eau et Grand-Orly Seine Bièvre, a permis de requalifier ce lieu de promenade à plusieurs niveaux.
« Il existe un volet écologique et un autre basé sur la lutte contre les inondations, explique Emmanuel Pranal, responsable rivière et paysage au Syndicat de l’Orge. Nous avons enlevé 19 000 m3 de déblai, un volume très important, afin d’augmenter le lit de la rivière pour limiter les risques de débordement. » Le parking voisin a également été perméabilisé pour réduire les eaux de ruissellement en cas de pluie.
Par ailleurs, afin de préserver le retour de la faune et sa tranquillité, une grande partie du cheminement piéton a été décalé et éloigné des berges. « Nous sommes conscients que le public apprécie les balades au plus proche de l’eau. Sur ce chantier, nous étions sur une opération de restauration de rivière en zone urbaine et il a fallu réaliser quelques ouvrages destinés aux visiteurs. Pour qu’ils continuent à profiter de l’Orge, un belvédère a été aménagé. Il va permettre aux promeneurs de profiter de la nature sur cet espace précis, et de préserver la faune et la flore sur le reste de la promenade. »

jeudi 7 décembre 2017

Essonne : les 14 commissariats auront leur police du quotidien (Le Parisien 07/12)

La police de sécurité du quotidien sera mise en place début janvier dans tous les commissariats du département, avec des « expérimentations » sur les secteurs plus compliqués.

PSQ. Trois lettres pour « police de sécurité du quotidien » qui ont pour but de changer les rapports entre les forces de l’ordre et la population. Pour y arriver et mettre en place cette nouvelle version de la police de proximité voulue par Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, la préfecture de l’Essonne a organisé des réunions dans les quatorze commissariats du département. Car ce jeudi matin, il a annoncé qu’ils accueilleront tous une PSQ. « Elle va nous permettre de reprendre du terrain et de revenir aux fondamentaux », explique Eric Morvan, le directeur général de la police nationale (DGPN).
Des missions différentes selon les secteurs. Si tous les commissariats auront leur PSQ, les missions seront différentes en fonction de ce que la préfecture appelle « les irritants ». C’est-à-dire ces spécificités locales qui parfois pourrissent la vie des habitants. Dans certains quartiers il s’agira du trafic de stupéfiants. Dans d’autres, les rodéos urbains seront dans le collimateur.
« Nous aurons plein de territoires d’expérimentation », insiste Josiane Chevalier, la préfète qui rebondit ainsi sur l’annonce d’expérimentations menées à l’échelle nationale dans une vingtaine de villes. La représentante de l’Etat continue : « A Palaiseau, par exemple, le commissaire a déjà dit aux patrouilles de prendre cinq minutes pour aller discuter avec les commerçants. L’idée est d’occuper le terrain pour effacer le sentiment d’insécurité et d’impuissance publique. »
30 fonctionnaires en renfort. Pour y arriver, Eric Morvan a annoncé l’arrivée en décembre de 30 fonctionnaires supplémentaires. Et la dynamisation de la réserve civile, de simples citoyens qui pourront épauler les agents sur le terrain quelques jours par mois. « Nous avons l’exemple de ce qui se fait en gendarmerie nationale », reprend le DGPN.
Pas d’activités prévues avec les jeunes. Quant au retour des matchs de foot entre jeunes et police dans les quartiers, en référence à la phrase prononcée en 2003 par Nicolas Sarkozy alors premier flic de France, il n’est pas prévu. La préfète estime que « les policiers incarnent une autorité qui se matérialise par une attitude et une distance ». En août dernier, lorsque l’association de policiers Raid aventure était venue organiser une manifestation sportive au milieu de la Grande Borne à Grigny, la représentante de l’Etat avait fait part de son mécontentement.
Pour les syndicats, c’est toujours le flou. « Nous ne sommes pas pour, et nous ne sommes pas contre cette nouvelle police. Nous attendons de voir. Et pour l’instant, nous n’avons aucune annonce concrète, réagit Claude Carillo du syndicat majoritaire Alliance. Nous avions demandé que l’existant soit renforcé. Qu’il y ait par exemple dans chaque commissariat un effectif minimum de fonctionnement avec un agent pour gérer le poste, un autre pour la garde à vue… Ce n’est pas le cas, nous sommes obligés de nous dédoubler et cela crée des situations de souffrance au travail. »
Le syndicaliste insiste : « L’Essonne doit être la priorité pour le gouvernement. C’est un département violent dans lequel on retrouve toutes les problématiques qu’il peut y avoir sur l’ensemble de la France. »

mercredi 6 décembre 2017

Essonne : un amas d’immondices de 60 t découvert dans une canalisation (Le Parisien 06/12)

Toutes les nuits depuis 6 mois, des hommes sont descendus à 10 m de profondeur pour « grignoter » à l’aide de cutter et de crochet l’impressionnant amas de détritus qui s’est créé dans un collecteur des eaux usées à Vigneux-sur-Seine.


Un amas de détritus de 16 m de haut pour 2 m de diamètre, constitué de serpillières, de serviettes hygiéniques, de couches, ou encore des lingettes jetés dans les milliers de logements alentour. Une « torche » de déchets lourde de 60 t a été découverte il y a quelques mois par le syndicat de l’Orge dans un siphon du collecteur d’eaux usées passant sous la Seine, au niveau de Vigneux-sur-Seine.
Ce tas massif d’objets qui n’auraient jamais dû finir au tout à l’égout (lire encadré) gênait l’écoulement des eaux usées et menaçait à tout moment de créer un important bouchon, qui aurait provoqué un déversement des eaux usées dans la rivière. Depuis, des hommes sont à pied d’œuvre pour détruire ce monstre de déchets.
« Nous avions constaté des problèmes par temps de pluie, explique Frédéric Decultot, responsable assainissement du syndicat. Lorsque nous avons mis un sonar pour savoir comment curer le puits, nous nous sommes rendu compte que quelque chose bloquait. Une équipe de plongeur est alors descendu pour examiner ce corps étranger. En remontant un bloc de 3 à 4 kg, nous avons compris qu’il s’agissait d’une agglomération de tissus. »
La crainte du syndicat : que cette « torche » se décroche du tuyau dans lequel elle s’était formée. « Cela aurait été une catastrophe, car elle serait tombée au fond du siphon et aurait tout bouché », précise le responsable. Il y avait donc urgence.

Un chantier de près d’un million d’euros

Les travaux ont été lancés au mois de mai. Toutes les nuits, des hommes sont descendus dans le collecteur pour « grignoter » à l’aide de cutter et de crochet la torche. « C’est un véritable travail de mineur dans les eaux usées qui a été effectué pendant six mois », souligne Frédéric Decultot.
« C’est un chantier très particulier et dangereux, poursuit François Cholley (DVD), le président du syndicat. Des hommes sont descendus à l’aide d’une nacelle à 10 m à profondeur, entourés de gaz nocifs. On ne peut pas jeter n’importe quoi dans les eaux usées, mais malheureusement c’est un problème qui se généralise. »
D’ici un mois, le collecteur devrait être de nouveau entièrement opérationnel. « En tout, cela nous a coûté un petit million d’euros, indique le président. Ce sont des dépenses énormes sans compter le personnel mobilisé. »

Lingettes, tampons et autres objets sont à bannir des toilettes
Pour éviter de boucher les canalisations, une seule leçon à retenir : il ne faut rien jeter de solide dans les eaux usées, excepté le papier toilette. Contrairement à ce peuvent imaginer certains, les lingettes, tampons et même les cartons de rouleaux de papiers hygiénique peuvent avoir de graves conséquences.
« Il ne faut pas confondre avec les produits biodégradables, précise François Cholley, le président du syndicat de l’Orge. Même s’ils ne sont pas nocifs, dans les canalisations, ils ne peuvent pas se dissoudre. Surtout, ils permettent à d’autres objets ou à de la graisse de s’accumuler. »
Après la découverte du bouchon de Draveil, François Cholley a envoyé un dossier à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, pour l’alerter de la situation.
« Les habitants jettent de plus en plus dans les eaux usées, que ce soit du tissu mais aussi du plastique, constate le maire (DVD) de Villemoisson. Cela provoque des bouchons dans les canalisations qui peuvent remonter jusqu’aux usines d’épuration. Les habitants doivent en prendre conscience et changer leurs habitudes

dimanche 3 décembre 2017

Un "bétonnage maîtrisé" ? (l'Athégien nov/dec, tribune Athis-Mons Espoir et Liberté)


Le dernier conseil municipal nous apprenait que l'immeuble en construction rue René Charton serait intégralement cédé à une société HLM. La ville a garanti les emprunts.

Cette opération est partie intégrante d'un projet global de densification du plateau RN7 avec près de 1400 logements supplémentaires dont 350 sociaux. Secteur autrefois préservé par le plan d'exposition au bruit de l'aéroport, le Maire l'a déclassé afin de construire davantage.

Bords de Seine, Cité de l'Air, rue Schuman... cette densification à venir et contraire à notre programme électoral demeure l'une des raisons principales de notre départ de l'équipe du Maire

Julien DUMAINE - Laure LAFOND - Sydney FLEURY - Maryline GRESSY - Michel BOURG - Julienne GEOFFROY

email : athis.espoir.liberte@gmail.com


site web : http://www.julien-dumaine.com

lundi 27 novembre 2017

Athis-Mons : la police disperse la manifestation des lycéens contre l’esclavage (Le Parisien 27/11)


Ils voulaient « manifester contre l’esclavage en Lybie. » Des élèves du lycée Marcel-Pagnol d’Athis-Mons ont organisé un blocus de l’établissement ce lundi matin. Ce mouvement de protestation a d’abord réuni une quinzaine d’adolescents, certains brandissant des pancartes réalisées à la va-vite, qui ont tenté d’interdire l’accès du lycée au personnel et aux élèves.
Après quelques dizaines de minutes, le rang des manifestants a grossi pour atteindre « une soixantaine » de lycéens selon les policiers présents sur place. « Ils ont bloqué une des entrées, témoigne l’un d’entre eux. Le ton est monté et une bouteille en verre a été lancée dans notre direction ainsi que quelques pierres. Les manifestants ont aussi incendié une poubelle. »
Pour disperser ces lycéens, les forces de l’ordre ont eu recours à des gaz lacrymogènes. Quelques personnes ont été incommodées et un élève mineur a été interpellé et placé en garde à vue à la suite des jets de projectile.

mercredi 22 novembre 2017

Aéroport d’Orly : une collecte au profit de l’association Rejoué de Vitry (Le Parisien 21/11)

Les fêtes de fin d’année approchent, et avec elles les initiatives solidaires. A l’aéroport d’Orly, une collecte de jouets est organisée depuis lundi au profit de l’association Rejoué, dont le siège est désormais installé à Vitry. Elle a lieu jusqu’à la fin du mois de janvier à la Maison de l’environnement et du développement durable de l’aéroport de Paris-Orly, à Athis-Mons (Essonne). Rejoué est un chantier d’insertion qui emploie 18 personnes dans un ancien centre de tri postal avenue de l’Abbé-Roger-Derry à Vitry. Ses salariés remettent à l’état neuf des jouets donnés toute l’année par des particuliers ou des entreprises. Ils sont ensuite revendus, au maximum à 50 % du prix du neuf, en moyenne à 5 € le jouet.

Les jouets peuvent être déposés du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 face au 73, avenue Jean-Pierre-Bénard à Athis-Mons. Informations au 01.49.75.90.70.

source:http://www.leparisien.fr/athis-mons-91200/aeroport-d-orly-une-collecte-au-profit-de-l-association-rejoue-de-vitry-21-11-2017-7406598.php

mardi 21 novembre 2017

Athis-Mons : les enfants réfugiés de la Cité de l’Air privés d’école depuis un an (Le Parisien 21/11)

Des dizaines d’enfants de réfugiés sont dans l’attente d’une place dans les écoles de la commune. Si l’Etat a rappelé la municipalité à l’ordre, la maire estime qu’il « n’y a pas de places dans les écoles de la ville ».

Ils seraient une bonne cinquantaine à errer chaque jour dans les rues du quartier de la Cité de l’Air d’Athis-Mons. Cinquante filles et garçons âgés de 4 ans à 10 ans, enfants de réfugiés installés pour certains depuis plusieurs mois dans un bidonville, qui attendent une place à l’école.
De nombreuses associations sont montées au créneau pour dénoncer la situation. Parmi celles-ci, l’association juvisienne pour l’accueil des demandeurs d’asile et réfugiés (AJAR) qui a saisi les services de l’Etat sur la situation de ces enfants venus pour la plupart de Syrie. « Si le droit au logement est bafoué à la Cité de l’Air, un autre l’est aussi. Il s’agit de celui à l’éducation », fustige l’AJAR.
Alertée, la sous-préfecture de Palaiseau a adressé un courrier à la maire (LR) d’Athis-Mons Christine Rodier l’été dernier. Dans cette lettre, Chantal Castelnot, la sous-préfète - nommée depuis Préfète de l’Orne - s’appuie sur le Code de l’éducation pour rappeler que « le statut ou le mode d’habitat des familles installées sur le territoire de la commune ne peut être une cause de refus d’inscription d’un enfant soumis à l’obligation scolaire ».

« L’Etat n’a qu’à ouvrir des classes »

Jusqu’alors, l’élue avait justifié son refus en avançant que le lieu de résidence de ces enfants était voué à la démolition. Mais la sous-préfecture ajoute qu’un accueil, même provisoire, est obligatoire en école primaire même si la famille n’est pas en mesure de présenter tous les documents nécessaires lors de l’inscription. Contactée, la préfecture de l’Essonne a refusé de préciser si Christine Rodier s’exposait à des sanctions si elle restait sur ses positions.
« L’Etat n’a qu’à ouvrir des classes, répond cette dernière. Il n’est pas de mon ressort de le faire et il n’y a pas de places dans les écoles de la ville. Par ailleurs, le problème se présente aussi sur d’autres secteurs d’Athis-Mons où existent des squats », affirme Christine Rodier, qui évoque 182 enfants à scolariser sur sa commune.
« Nous sommes scandalisés que depuis plus d’un an rien ne soit fait et que l’obligation qui a été signifiée par l’Etat à Mme Rodier ne soit pas appliquée, critique Patrice Sac, élu d’opposition socialiste. Ce n’est pas forcément simple à gérer mais des solutions existent pour ces enfants qui subissent la situation et qui sont en capacité d’apprendre la langue française quelle que soit leur situation ensuite. »

lundi 20 novembre 2017

Athis-Mons : la mercerie de la N 7 chassée par le chantier du tram (Le Parisien 20/11)

Ouvert depuis 30 ans, le Dé d’Argent était devenu un lieu d’échange et de convivialité. La mercerie fermera pourtant ses portes fin décembre pour faire place au chantier du T7.

Pour la première fois en 30 ans, les vitrines du Dé d’Argent ne se mettront pas cette année aux couleurs de Noël. La petite mercerie, installée en bord de N 7 à Athis-Mons, doit en effet fermer ses portes. Sa propriétaire, Danielle Londero, se trouve sous le coup d’une expropriation en raison du futur chantier de prolongement de la ligne T7 du tramway. Le 29 décembre au plus tard, elle doit rendre les clés de ce commerce qu’elle dirige depuis 1988, sous peine de pénalités financières.
Depuis l’annonce de la nouvelle, les messages de soutien et de sympathie affluent à l’attention de Danielle, 57 ans, qui avait développé bien plus qu’un simple commerce. « C’est un vrai lieu de vie, témoigne Nathalie, 47 ans, fidèle cliente depuis 15 ans. Dans cette boutique, il y a énormément d’échanges. C’est un véritable commerce de proximité. On y vient pour acheter, bien sûr, mais aussi pour le conseil ou pour parler, tout simplement. Danielle organisait dans sa boutique des ateliers de couture et des animations pour les enfants. »

LP/L.D.
Au Dé d’Argent, les habitués s’attablent, évoquent leur dernier ouvrage, bercés par les petites astuces techniques de la maîtresse des lieux. « Je viens de la restauration et je me suis formée à la couture sur le tas », raconte la propriétaire du Dé d’Argent, qui n’a reçu aucune proposition de relocalisation de son activité. « Financièrement, je m’en suis toujours sortie, même s’il m’est arrivé de me retrouver avec trois pommes de terre dans mon assiette, poursuit-elle. On m’exproprie et je n’ai aucun recours, parce que ce tramway est d’utilité publique. Mais ma boutique aussi est d’utilité publique ! »
Malgré ce coup du sort, la tonique quinquagénaire conserve un enthousiasme intact. Pour poursuivre son activité, elle va opter pour le statut de commerçants ambulant et exporter sa bonne humeur sur les marchés de la région. « Je possède un camping-car que je vais redécorer et aménager pour que ma mercerie devienne itinérante. » Une nouvelle activité que Danielle compte commencer dès le mois de février prochain, à condition d’avoir reçu toutes les autorisations nécessaires. « Nous la soutiendrons dans ce nouveau projet », assure, de son côté, Christine Rodier, maire (LR) d’Athis-Mons.

samedi 18 novembre 2017

Nord Essonne : des nuisances aériennes à prévoir de mercredi à vendredi (Le Parisien 18/11)


La fin de semaine s’annonce quelque peu agitée pour les riverains de l’aéroport d’Orly. A partir de ce mercredi, les services de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) lancent une série de tests qui pourraient perturber la quiétude des habitants d’Athis-Mons, Paray-Vieille-Poste et des environs.
Jusqu’à vendredi inclus, un appareil bimoteur à hélices va réaliser des vols de la zone à basse altitude entre 12h15 et 17 heures. Ces manœuvres ont pour but de contrôler en vol les systèmes de radionavigation de la piste 4 de l’aéroport.
Conséquence, les arrivées et départs des vols commerciaux sont relocalisés sur la piste 3 durant ces tests. La même piste utilisée lors des travaux de ces deux derniers étés qui ont occasionné des nuisances importantes auprès des riverains.

lundi 13 novembre 2017

A Athis-Mons, ce mercredi sera dédié au handicap (Le Parisien 13/11)


Sensibiliser à la situation des personnes handicapées dans les entreprises et au sein de la société. C’est l’objectif du forum emploi handicap et handisport dont la 7e édition se tient ce mercredi à Athis-Mons. Cette manifestation, mise sur pied à l’initiative du groupe ADP (aéroports de Paris), se divise en deux parties.
De 9h30 à 13 heures, une matinée emploi est programmée. Des entreprises ou institutions implantées sur la plate-forme aéroportuaire et aux alentours proposeront aux personnes handicapées des offres d’emploi ou de formation à la Maison de l’environnement et du développement durable d’Athis-Mons (rue du Musée).
L’après-midi sera consacré à la pratique du handisport avec des intervenants tels que le Comité départemental handisport ou le Rugby club Massy Essonne au gymnase Carpentier (avenue de la Terrasse prolongée).

samedi 11 novembre 2017

Frédéric Rogy (Afflelou), reçoit le grand prix de l’Excellence professionnelle (www.acuite.fr)


« Ce prix est la récompense d’une grande année 2017. Il valorise tout le travail accompli », a confié à acuite.fr Frédéric Rogy, franchisé Alain Afflelou. Votre confrère nominé « Opticien de l’Année 2017 » a reçu lundi 6 novembre, le grand prix de l’Excellence professionnelle, lors du 30e concours des « Meilleurs Franchisés et Partenaires de France »*.
A 46 ans, Frédéric Rogy est à la tête de 4 magasins en région parisienne, à Thiais (94), à Fresnes (94), Athis-Mons (91) et à Vélizy-Villacoublay (78). « C’est la première fois qu'Afflelou est récompensée par l’Iref. Je tiens à remercier mon enseigne de sa confiance et de l’aide apportée pour constituer le dossier », explique Frédéric Rogy. Et d’ajouter : « grâce à l’investissement de mes équipes, je peux me consacrer au développement des points de vente ».
*Créée en 1981 et présidée par Michel Kahn, la fédération des réseaux européens de partenariat et de franchise (Iref) valorise les réseaux du commerce organisé indépendant et associé (franchise, partenariat, concession, licence de marque, commission affiliation, coopérative, GIE, Chaîne volontaire, affiliation…). Ce concours met en lumière les réseaux dynamiques qui portent un projet innovant et porteur de résultats.

mardi 7 novembre 2017

Orly : des tests en cours pour que les avions traversent plus haut l’Essonne (Le Parisien 07/11)

Les préconisations de l’ancien pilote de ligne essonnien Jean Serrat sont à l’étude. Pour diminuer les nuisances sonores, il conseille une prise d’altitude plus rapide des aéronefs.

Un point d’étape. En langage de personnel de bord on parlerait d’une escale. C’est ainsi qu’a été présentée la commission consultative de l’environnement (CCE) organisée ce mardi en préfecture du Val-de-Marne à Créteil. Durant les cinq heures de débat, il a notamment été question des trajectoires prises par les avions au décollage de l’aéroport d’Orly, face à l’est, au-dessus du Val d’Yerres et une partie de la vallée de la Seine. Car de nouvelles routes sont à l’étude et devraient entrer en vigueur au cours du premier trimestre 2018.
La future trajectoire devrait en fait se calquer sur les trajets déjà effectués, un brin anarchiquement, par les pilotes. « Tous les contrôleurs aériens donnent des routes directes, ça ne sert plus à rien de faire des cartes. C’est comme si vous faisiez une route et que les voitures passaient dans le champ », réagit Jean Serrat, ancien pilote de ligne et désormais force de proposition pour un sujet qui le concerne aussi puisqu’il vit à Soisy-sur-Seine.
Il poursuit : « Les avions passent donc au-dessus de villes où ils ne devraient pas passer comme à Yerres, Saint-Germain-lès-Corbeil, Draveil… » Le nouveau tracé de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) éloignerait les aéronefs des zones habitées et les ferait passer à l’aplomb de la forêt de Sénart. Une information qui ne réjouit guère le mouvement des écologistes indépendants, dont Colette Lecuyer fait partie. « Les populations et l’environnement vont être massacrés », dénonce la militante dans un communiqué.
LP Infographie
Gérard Bouthier, président de l’association DRAPO (Défense des riverains de l’aéroport de Paris-Orly) considère au contraire que « mieux vaut que les avions passent au-dessus de la forêt qu’au-dessus de zones fortement urbanisées ». « Le survol de la forêt n’est pas interdit. Les avions passent là depuis toujours. »
La DGAC étudie actuellement les propositions faites par Jean Serrat pour diminuer les nuisances. Elles consistent à faire prendre de l’altitude aux avions le plus rapidement possible. « De la piste jusqu’à 1 500 pieds (DLR : 500 m), l’avion est en poussée de décollage, et jusqu’à 3 000 pieds (1 000 m), il est en montée. Actuellement, tous les vols restent à 3 000 pieds et prennent ensuite la route directe. L’idée est d’obliger la procédure de montée jusqu’à 5 000 pieds (1 600 m) et d’ensuite leur demander d’aller le plus vite possible à 12 000 pieds (4 000 m). Après, seulement, les contrôleurs pourraient donner des routes directes. » Le gain serait de 10 dB pour les oreilles des riverains des communes concernées.
En octobre, seuls quatre tests ont été effectués sur des Airbus A320 et A330. « C’est trop peu pour être concluant », note Gérard Bouthier. « Nous avons vainement tenté de contacter des représentants de l’aviation civile. De nouvelles réunions de travail sont programmées dans le courant du mois de novembre sur ces sujets entre l’Etat, des élus et les associations. »