mercredi 29 mars 2017

AGRESSION PHYSIQUE ET INTIMIDATION D’UNE ELUE D’ATHIS-MONS A L’OCCASION DU CONSEIL MUNICIPAL DU 22 MARS 2017



Le Conseil Municipal du 22 mars dernier s’est tenu dans une ambiance délétère avec d’importantes pressions dans la salle et de nombreuses menaces et insultes à destination des membres de notre groupe, sans toutefois que Madame le Maire ne réagisse en dépit de sa responsabilité dans la Police de l’Assemblée.

Un certain nombre d’individus, dont certaines personnes peu recommandables étaient présents dans le public à des fins d’intimidation pour le vote du budget 2017. Cette opération fut sans doute un succès, puisque ce dernier parvint à être adopté (à une voix près) grâce au soutien objectif des élus socialistes. Ceux-ci ont en effet refusé l’adoption d’un vote à bulletin secret en dépit du climat tendu dans lequel s’est déroulée la séance et qui a pu tenir certains élus de l’assemblée dans la peur de représailles immédiates.

Mais les faits les plus graves ont été commis quelques minutes avant le début de la séance et juste devant l’entrée de la salle Curie où se tenait le Conseil. En effet, une élue de notre nouveau groupe politique, Mme Maryline GRESSY a été victime de violences, menaces et insultes.

Pendant ce temps, les élus du groupe majoritaire, préalablement retenus en réunion à l’Hôtel de Ville, étaient invités à entrer dans la salle par la porte de derrière pour la première fois depuis trois ans, sans doute car certains risquaient de ne pas cautionner ce genre de méthodes.

Du fait de l’importance critique des délibérations à l’ordre du jour, notre collègue a su faire preuve d’un grand courage en parvenant à siéger et à conserver les apparences en dépit d’un choc psychologique qui l’amena à annuler toutes ses prises de parole.

Mme Maryline GRESSY, conseillère municipale de notre groupe indépendant de la majorité : « Athis-Mons : Espoir & Liberté » a immédiatement déposé plainte au commissariat d’Athis-Mons pour agression physique et menaces verbales sur personnalité publique. Une expertise médicale réalisée par la suite a révélé les lésions suivantes : « Contracture réactionnelle au niveau paracervical gauche avec cervicalgie et douleur irradiant jusqu’au trapèze et épaule gauche, avec limitation de l’amplitude de l’abduction du bras gauche et de la rotation tête. Choc psychologique avec insomnie et peur de représailles » ayant entrainé une incapacité temporaire de travail (ITT) de quatre jours.

Une main courante a été également déposée le lendemain par notre président de groupe suite à de nouvelles tentatives d’intimidations sur lui-même.


Nous condamnons fermement et sans réserve ces méthodes mafieuses parfaitement inqualifiables qui ne font que démontrer une fois de plus une absence totale d’arguments politiques. Madame le Maire, qui prétend lutter contre l’insécurité, serait bien avisée de présenter des excuses publiques pour ces agissements qui proviennent d’individus issus de son entourage immédiat. Ceux-ci dégradent en effet fortement l’image de notre ville et de ce qui reste de son équipe, qui de par leur silence se font complice de ces agissements.

mardi 28 mars 2017

Athis-Mons : une élue d’opposition dépose plainte pour agression (Le Parisien 27/03/2017)



Une plainte pour « agression physique et menaces verbales » a été déposée auprès du commissariat d’Athis-Mons à l’issue du conseil municipal de mercredi dernier. La conseillère municipale Maryline Gressy, membre du groupe politique lancé par le dissident Julien Dumaine, aurait été victime de violences et insultes avant la séance. Même si elle a pu siéger, l’élue souffrirait de douleurs au niveau du dos et de l’épaule, et aurait subi un choc psychologique lui ayant occasionné quatre jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). Cette agression est l’œuvre « d’individus issus de l’entourage immédiat du maire », dénonce Julien Dumaine qui évoque des « méthodes mafieuses ». De son côté, Christine Rodier s’étonne. « Mme Gressy est restée durant toute la séance, souriant voire s’esclaffant aux échanges verbaux. Une personne agressée ne va-t-elle pas directement au commissariat ? Une enquête est ouverte qui permettra de connaitre toute la vérité sur ce sujet. »


Commentaire: Plutôt que de condamner, de se dissocier ou de présenter des excuses publiques, le Maire préfère mettre en doute la réalité des faits. Inadmissible. Plus d'informations à venir.


source: http://m.leparisien.fr/amp/essonne-91/athis-mons-une-elue-d-opposition-depose-plainte-pour-agression-27-03-2017-6800481.php

dimanche 26 mars 2017

Athis-Mons : la majorité municipale au bord de l’implosion (Le Parisien 23/03/2017)


Ace rythme-là, la maire d’Athis-Mons, Christine Rodier (LR), n’aura bientôt plus de majorité. Deux nouveaux élus de son camp ont quitté le navire lors du conseil municipal organisé ce mercredi soir. Ce départ porte au nombre de sept les défections enregistrées dans la majorité depuis début février et la création du groupe « Athis-Mons Espoir et Liberté » par l’ancien adjoint entré en dissidence, Julien Dumaine.

Dès l’ouverture de la séance, une chaise vide attire l’attention : Julienne Geoffroy, adjointe en charge des finances, ne siège pas à la droite du maire… le jour du vote du budget. Mais c’est d’abord Michel Bourg, délégué aux anciens combattants et à la citoyenneté, qui envoie la première salve. Au micro, il annonce son ralliement aux frondeurs. La maire accueille cette annonce sans broncher.

Une heure plus tard, au moment du vote du budget, Julien Dumaine lève la main pour prendre la parole. Il lit une lettre confiée par Julienne Geoffroy. Elle y explique en détail les raisons de sa démission, sa « mise à l’écart sur la préparation du budget », « l’autoritarisme de la maire » et « l’opacité de l’administration ». Christine Rodier sort de ses gonds et interrompt sèchement le frondeur : « c’est faux ! Elle n’a jamais été là pour travailler sur ce dossier. Je n’accepte pas ces insultes envers les services. »



Julien Dumaine (à droite), ancien adjoint, mène la fronde contre la maire d’Athis-Mons. (LP/R.C.)

L’élu de 24 ans tente de reprendre le fil de la brûlante missive mais il est de nouveau coupé par la maire : « vous êtes quelqu’un d’irrespectueux. Tout ça parce que vous n’avez pas eu le poste de premier adjoint ! Je vais vous dire : je ne le regrette pas ! » Le public s’en mêle et prend violemment à partie Julien Dumaine : « traître ! Tu devrais avoir honte ! Tu es bien habillé mais tu n’es pas un gentilhomme ! »

Après 20 minutes de cacophonie et de grande tension, les débats reprennent. Le budget, légèrement supérieur à l’an passé et sans augmentation des impôts locaux, est enfin soumis au vote. Il est adopté à une toute petite voix près. Kévin Rainha, pourtant encore dans la majorité, a voté contre…

A la sortie du conseil, Julien Dumaine fait les comptes : « nous sommes désormais six dans le groupe, sûrement sept avec Julienne Geoffroy, c’est quasi sûr. » Christine Rodier, impassible, garde le cap : « je me battrai jusqu’au bout pour mener à bien mon projet ». Elle devra pour cela stopper rapidement l’hémorragie des départs dans son propre camp.


Un projet de 365 logements en accession à la propriété
Au milieu des passes d’armes entre la maire Christine Rodier (LR) et les frondeurs, le conseil municipal d’Athis-Mons a réussi à adopter mercredi soir l’acquisition de plusieurs terrains pour un montant de plus de 1,6 M€ dans le secteur de la ferme de Mons. Les terrains seront ensuite revendus au promoteur Logic-immo, qui prévoit la création de 365 logements disponibles à l’accession à la propriété, dont une partie sera à caractère social. Les futurs immeubles de deux à quatre étages s’élèveront notamment le long de la rue Henri-Dunant et de la rue Robert Schuman. Le programme prévoit aussi l’implantation de commerces de proximité.

François Garcia (PS), ancien maire et opposant, s’inquiète que ce projet dénature « le côté village de la commune, auquel les habitants sont très attachés ». « Ce quartier restera dans l’esprit du vieux Mons. La ferme, dont la charpente date du XVe siècle, sera rénovée », tient à rassurer Christine Rodier. Par ailleurs, la ville a vendu à un autre promoteur un immeuble inoccupé situé rue François-Mitterrand. 40 logements, accessibles aussi à la propriété, y sont prévus.

mardi 14 mars 2017

Lettre de fin de fonctions de M. François ETIENNE - Conseiller municipal délégué aux relations avec le personnel communal

Madame, Monsieur, Chers collègues,
Bonjour,

Après quelques années passées dans le secteur privé, j’ai effectué 33 ans de bons et loyaux services au sein de la collectivité d’Athis-Mons dans différents postes (Bibliothèque, Services Techniques et responsable de l’équipe du Cimetière).
Habitant la ville depuis 1975, j’ai pu suivre la politique de la commune tant de l’extérieur que depuis  l’intérieur.
En 2014, jugeant que l’arrivée de nouveaux visages jeunes, déterminés et intègres pouvaient faire changer l’image de la collectivité, je me suis engagé à défendre les valeurs auxquelles j’étais attaché en me portant candidat sur la liste d'opposition aux élections municipales qui promettait le renouvellement et de nombreux changements.

Une fois élu, je me suis formé sur le tas selon mes compétences. La délégation aux relations avec le personnel m'a été attribuée, mais je me dois de reconnaître aujourd'hui mon échec à infléchir la politique de Christine Rodier, ce qui explique que tous les espoirs du personnel soient déçus. Madame le Maire derrière de mièvres sourires, de belles phrases et ses belles promesses visait surtout à conserver la situation existante.

Ce secret n'en est plus un désormais. Les récents événements mettent un terme à la période où l’on pouvait faire croire que « tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes » (Voltaire).  Je souhaitais toutefois vous faire part de mon expérience personnelle et vous informer de mes choix.


Dès les premières semaines, en dépit de mes fonctions de délégué aux relations avec le personnel communal, je n’ai pas été convié à la visite de présentation que Madame le Maire avait réalisée. Par la suite, je n’ai jamais été associé aux tournées que Madame le Maire pouvait faire de temps à autre sur le terrain auprès des agents, notamment pour la présentation de ses vœux. Cela débutait plutôt mal et commençait à faire naître en moi le sentiment que l'on m'avait utilisé comme simple vitrine. Le fait que je n’étais tenu au courant des mouvements de personnel que via le journal qui accompagne les fiches de paie (soit comme n'importe quel agent) aggravait aussi ce sentiment.

Un autre élément avait également semé le doute en moi : la scène de départ du directeur général des services. Celui-ci a été publiquement encensé, alors même qu'il avait été critiqué ouvertement par le passé. Certains pourront faire le parallèle avec les conditions de départ imposées au directeur des services techniques et verront que tout le monde n'a pas été logé à la même enseigne...

Par ailleurs, ayant travaillé trois ans en tant que responsable de l’équipe du cimetière j’ai tenté d’apporter mon expérience dans ce domaine. Toutefois, cette initiative a été très mal accueillie et il m'a été expliqué que je devais "déconnecter de ce secteur" car je ne faisais plus partie du personnel aujourd'hui.

Tout comme d'autres élus, je n’ai compté ni de mon temps ni de mon énergie et ce toujours dans l’intérêt du personnel: je recevais régulièrement  les agents à mon domicile puisque très souvent ils avaient peur des représailles. Cela ne m'a pas empêché d'être désavoué, voire même humilié à de multiples reprises. Un nombre considérable de dossiers sont restés à sommeiller dans les tiroirs d’un bureau au château et ce malgré mes relances répétitives. Lorsque les agents étaient reçus, ils s'entendaient dire que je n'avais pas effectué de compte-rendu sur leur situation. Pire encore, j'ai été envoyé afin d'annoncer à un agent une rupture de contrat, pour découvrir quelques jours plus tard que Madame le Maire était revenue sur sa décision sans m'en aviser, se plaçant ainsi en sauveur à mes dépens. De même, mon travail est devenu rapidement inutile puisque les documents que je transmettais à Madame le Maire étaient immédiatement remis à la hiérarchie, ce qui n'a pas toujours joué dans l'intérêt des agents qui me sollicitaient dans l'espoir d'obtenir une intervention directe du Maire. Après de tels épisodes vous comprendrez aisément que je préférais par la suite dire aux agents que je n’avais aucun poids et je les invitais à prendre directement rendez-vous avec le Maire.

De plus, l'organisation du travail était particulièrement désordonnée et incohérente: un dossier demandé la semaine précédente pouvait vous valoir le lundi suivant un sermon immérité devant l’ensemble des élus en place  ainsi que des propos démesurés. Très rapidement, j'en vins à limiter mes prises de parole dans les réunions qui suivirent. Bien souvent, les sujets évoqués étaient de toute façon sans grande importance et ne visaient que rarement à faire avancer les affaires de la ville.




Certaines pratiques autoritaires m'ont également beaucoup déplu, notamment lorsque les élus étaient sommés de s'expliquer sur des votes ayant eu lieu à bulletins secrets, ou lorsque Madame le Maire s'est permise de vouloir convoquer mon épouse suite à des propos tenus sur Facebook.

Pour toutes ces raisons, j'avais déjà présenté ma démission à Madame le Maire à plusieurs reprises. Toutefois, à chaque fois celle-ci a su me retenir par de belles paroles. Je comprends désormais qu'elle tenait surtout à se préserver d'un aussi mauvais signal à l'égard de ses employés, dont beaucoup me connaissent bien.

Le personnel est aujourd'hui en grande souffrance, car beaucoup avaient placé des espoirs en nous. La situation est redevenue équivalente à celle que nous avons découverte à notre arrivée. Le pire, c'est que Madame le Maire ne s'en rend pas compte...


Suite aux évènements survenus à l'occasion du dernier Conseil Municipal, j'ai espéré que les choses puissent encore changer. Elles ont empiré avec le début d'une chasse aux sorcières vouée à mettre sous étroite surveillance les éventuels partisans de M. Julien DUMAINE. En conséquence, je préfère faciliter la tâche à Madame le Maire. Le 27 février au soir, je lui ai annoncé mon intention de rejoindre le groupe "ATHIS-MONS: ESPOIR & LIBERTE" qu'il a fondé, car Julien DUMAINE a eu le courage de dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Très compétent, il a le courage de ses opinions et n'a pas été corrompu par la politique car il n'a pas hésité à tout abandonner, y compris ses revenus, pour dénoncer certaines choses et faire ce qu'il croyait juste.

Dès le lendemain  mon adresse informatique était supprimée et ma délégation retirée et de ce fait je ne suis plus joignable en Mairie. Je ne fais plus partie des élus représentants le personnel aux instances paritaires. A l'avenir, pour tout problème, vous pourrez toujours (comme l’avait déjà annoncé Madame le Maire lors de sa présentation des vœux au personnel le vendredi 13 janvier 2017) solliciter auprès de son secrétariat un rendez-vous avec elle.

Je vous remercie tous de la confiance que vous avez pu me témoigner.

Bien à vous,

PF ETIENNE.

dimanche 12 mars 2017

Salle des fêtes d'Athis-Mons: plus que des problèmes réglementaires, un financement hasardeux



Le 02 Mars 2017, suite aux questions de plus en plus pressantes des administrés qui réclamaient des explications sur l'interruption du chantier depuis mi-janvier, Madame le Maire a révélé publiquement par un communiqué de presse le rejet par la préfecture du permis de construire de la nouvelle salle des fêtes d'Athis-Mons.

Cet équipement était tout à fait souhaitable et n'avait rien de démesuré pour une ville de plus de 30.000 habitants, qui ne comportait plus d'enceinte pour accueillir des événements importants depuis la destruction de la Piscine-Patinoire par l'ancien Maire. Pire, depuis l'incendie criminel de juin dernier au Noyer Renard, la seule salle à grande capacité que comptait notre ville a été gravement endommagée.

Toutefois, le caprice de Mme le Maire à vouloir à tout prix obtenir un bâtiment fonctionnel pour la cérémonie des vœux 2017 a sans doute conduit à traiter l'aspect réglementaire dans la précipitation, puisque cet équipement majeur dut être réalisé en quatre mois seulement. Celle-ci le confirme dans son communiqué en précisant que les échanges avec la préfecture n'ont débuté qu'en septembre 2016. Je tiens à rappeler que cette précipitation avait tout de même nécessité que soit convoqué un Conseil Municipal en plein été (le 24 Août 2016) avec comme unique point à l'ordre du jour le dépôt de ce fameux permis de construire.

Connaissant le professionnalisme du personnel en charge de ce dossier, j'ai peu de doutes quant à la capacité des services de la ville à lever les observations transmises par la préfecture dans les meilleurs délais.

Cependant, l'alarmant manque de sérieux quant à l'élaboration du plan de financement de ce bâtiment demeure bien plus grave et reste sous silence. En effet, alors même que le montant de subventions mobilisable était potentiellement élevé, aucune subvention n'a été perçue à ce jour en dehors du fonds de soutien à l'investissement du Département de l'Essonne (475 012€, parfaitement mobilisables sur n'importe quelle autre opération d'investissement). Encore aurait-il fallu demander ces subventions dans les délais et fournir les pièces demandées.

Ainsi, pas un centime de subvention n'a été accordé au titre de la rénovation énergétique du bâtiment. Pourtant, la réhabilitation thermique et acoustique était l'objectif principal ayant permis de lancer la construction de ce bâtiment via une mission de conception-réalisation afin de tenir les délais fixés par le Maire de façon compatible avec le Code des Marchés Publics.

Par ailleurs, du fait de ma qualité nouvelle de Conseiller Métropolitain, j'ai eu accès à un échange de courriers entre les services de la ville et la Métropole du Grand Paris. Par courrier en date du 6 décembre, la Métropole indiquait que le projet paraissait éligible au Fonds d'Investissement Métropolitain (FIM): "l'étude de votre dossier a ainsi permis de mettre en évidence un projet ambitieux qui vise une performance environnementale globale en s'appuyant sur la certification HQE". Toutefois, des éléments complémentaires étaient requis "nous vous proposons de prendre date et vous invitons à nous communiquer des éléments complémentaires". Ce courrier n'a malheureusement pas eu de suite... Je crois que cet exemple illustre assez bien mon propos et je précise tenir les documents à la disposition de quiconque en formulera la demande.

Sans doute était-il moins fatigant de souscrire à un emprunt de 3.6 millions d'euros le 9 Janvier 2017 portant sur l'exercice budgétaire précédent (2016) plutôt que de travailler sur des dossiers de demande de subventions. Le seul problème, c'est que ce sont les Athégiens qui paient cette incompétence...

vendredi 10 mars 2017

Athis-Mons : la préfecture bloque l’achèvement de la salle polyvalente (Le Parisien 09/03/2017)




Athis-Mons, ce jeudi. La préfecture de l’Essonne a dénoncé le permis de construire de la salle polyvalente d’Athis-Mons, situé rue Vaillant, non loin du parc d’Avaucourt. (LP/L.D.)



«
Incompréhension et agacement. » C’est en ces termes que Christine Rodier, maire (LR) d’Athis-Mons, a accueilli la récente décision de la préfecture de l’Essonne de rejeter le permis de construire de la nouvelle salle polyvalente de sa ville. Une décision que l’Etat explique par un non-respect du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI), alors que ce nouvel équipement — érigé sur un ancien site industriel — était quasi achevé puisque la municipalité y avait célébré ses vœux à la population le 12 janvier dernier.


« Depuis juillet 2015, les services de la ville travaillent de concert avec les services de l’Etat pour satisfaire aux exigences du PPRI, s’agace la maire. Ils ont effectué les aménagements demandés suite aux différentes réunions techniques et c’est seulement aujourd’hui que nous sommes informés. » Ses services doivent prochainement rencontrer la préfecture pour tenter de dénouer le dossier. « Tous les éléments sont réunis pour démontrer que les exigences du PPRI sont respectées », poursuit Christine Rodier, pointant au passage du doigt le rôle de ses « opposants politiques », qui avaient adressé en préfecture un courrier contre ce projet situé rue Vaillant.

« Il y a eu précipitation » pour l’opposition

Une allusion au groupe mené par le socialiste Patrice Sac, pas franchement supporteur de cette nouvelle réalisation. « Elle ne me semble pas prioritaire, confirme-t-il. Mais ce qui m’a le plus étonné, c’est la méthode. Il y a eu précipitation dans la mesure où les travaux ont été entamés sans attendre l’instruction du permis de construire. Celui-ci a été déposé fin juillet 2016 et les travaux ont démarré dès septembre. »

Un avis partagé par l’ex-adjoint au maire Julien Dumaine. Le frondeur, désormais à la tête de son propre groupe au conseil municipal, ne mâche pas ses mots sur ce dossier. « Le caprice de madame le Maire à vouloir à tout prix un bâtiment fonctionnel pour les vœux 2017 a conduit à traiter l’aspect réglementaire dans la précipitation », dénonce l’élu. Il critique aussi le financement de cette salle : « Aucune subvention n’a été perçue en dehors du fonds de soutien à l’investissement du département de l’Essonne de 475 000 €, souligne-t-il. Encore aurait-il fallu les demander dans les délais et fournir les pièces exigées. »



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Commentaire: J'ai aussi et surtout rappelé la nécessité de ce projet pour notre ville. Je précisais en outre ne pas nourrir de doute quant à la capacité des services de la ville à lever les observations émises par la préfecture mais je pointais du doigt les difficultés de financement de cette opération, avec l'absence de mobilisation de subventions importantes. Je publierai donc rapidement un article détaillant plus précisément nos positions sur le sujet.

jeudi 9 mars 2017

Athis-Mons : nouvelle défection dans l’équipe de la maire (LR) Christine Rodier (Le Parisien 08/03/2017)


François Étienne, conseiller municipal à Athis-Mons, a quitté la majorité municipale. () DR/Mairie d’Athis-Mons



À
Athis-Mons, le navire municipal continue de prendre l’eau. La maire (LR) Christine Rodier vient d’enregistrer une nouvelle défection au sein de son équipe avec la démission de François Étienne, jusqu’alors conseiller municipal délégué aux relations avec le personnel communal. L’élu rejoint le groupe de dissidents « Athis-Mons Espoir et Liberté », fondé début février par Julien Dumaine qui avait quitté son poste d’adjoint au maire suite à de profonds désaccords avec Christine Rodier. L’élu de 24 ans avait déjà reçu le renfort de trois anciens membres de la majorité : Sydney Fleury, Maryline Gressy et Laure Lafond.

Dans un courrier adressé lundi au maire et destiné à l’informer du ralliement de François Étienne, Julien Dumaine évoque « un climat de suspicion » et « des mesures vexatoires » prises à l’encontre de ce dernier. « Employé communal pendant 33 ans, il s’était engagé à vos côtés dans l’illusion de pouvoir améliorer le sort des agents communaux », poursuit Julien Dumaine qui évoque « la souffrance du personnel » de la ville. Toujours selon le jeune élu, François Étienne « ne souhaite plus cautionner » la politique de la maire à l’égard de ces employés « sous surveillance » et dans la « crainte de représailles professionnelles ».
« Ce ralliement était prévu dès la prise de position de Julien Dumaine », a simplement commenté Christine Rodier.


Bienvenue à lui !





















mardi 7 mars 2017

Athis-Mons : une nouvelle défection dans la majorité de Christine Rodier (l'Essonnien 07/03/2017)


C’est un nouveau coup dur pour la maire d’Athis-Mons. Après avoir perdu quatre membres de sa majorité municipale le mois dernier, c’est au tour de François Étienne, conseiller municipal anciennement délégué aux relations avec le personnel communal, de faire dissidence et de rejoindre le groupe « Athis-Mons espoir et liberté », présidé par Julien Dumaine.
Qui pouvait imaginer que la séance du Conseil municipal d’Athis-Mons du 1er février 2017 aurait encore des conséquences en ce mois de mars ? S’attendant à une prise de conscience et à des changements d’attitude de la part de la maire, suite à l’électrochoc provoqué lors de cette séance, le conseiller municipal François Étienne a vite déchanté. Disant subir un climat de suspicion et des mesures vexatoires à son encontre, à cause de ce qu’il considère être une présomption de déloyauté, ce dernier a préféré quitter la majorité de Christine Rodier.
Dans un communiqué, l’on apprend que l’homme avait présenté sa démission à plusieurs reprises mais était à chaque fois revenu dessus. Ancien employé communal pendant 33 ans, François Étienne rappelle s’être engagé aux côtés de Christine Rodier afin d’améliorer les conditions de travail des agents communaux. Mais après quelques améliorations au début du mandat, un climat délétère se serait mis en place. Il dénonce aujourd’hui un sentiment de surveillance des employés de la collectivité et la « crainte perpétuelle de représailles professionnelles ».
En conséquence de son nouveau positionnement, l’élu s’est vu enlever l’accès à sa messagerie, signifier le retrait de ses délégations par une notification apportée par la Police municipale et retirer son siège à la commission administrative paritaire. Des mesures suffisamment dissuasives pour empêcher d’autres élus de la majorité de rentrer en dissidence ?
Article rédigé par Xavier Longwy

jeudi 2 mars 2017

Fin de mes fonctions d'Adjoint au Maire: Lettre d'explication


Ci-après, un extrait de la lettre récapitulant les raisons de mon départ de la majorité et qui explique pourquoi je n'ai pas souhaité être maintenu dans mes fonctions d'Adjoint au Maire.



Madame, Monsieur,

Je souhaitais vous fournir quelques explications sans doute bienvenues à la suite des événements survenus à l'occasion du dernier Conseil Municipal. Celui-ci a notamment  vu mes fonctions d'Adjoint au Maire prendre fin suite au retrait de mes délégations par Christine RODIER, celle-ci préférant certainement prendre les devants plutôt que d'attendre ma démission.

Elu à Athis-Mons en seconde position sur la liste victorieuse lors des élections municipales de 2014, alternance en laquelle beaucoup plaçaient énormément d'espoirs, j'exerçais jusqu'il y a peu mes fonctions dans des délégations très prenantes (vie quotidienne, voirie, développement urbain, hygiène et sécurité). Extrêmement investi sur les missions qui me furent confiées, ne comptant ni de mon temps ni de mon énergie, beaucoup d'entre vous peuvent témoigner de ma motivation et de ma capacité de travail : réunions le jour, rencontres avec les riverains et réunions publiques en soirée, et représentation sur les événements le week-end pour aller au contact de la population. Presque trois années de ma vie au service de l'intérêt général.

Toutefois, le bafouement des principes qui présidèrent à notre élection au sein du Conseil Municipal et mon échec manifeste à infléchir la politique depuis l'intérieur devinrent rapidement difficiles à supporter : chacun peut constater aujourd'hui la déception de nombreux Athégiens, la souffrance du personnel communal , l'inaptitude chronique du Maire à s'entourer, voire même à gouverner. Aussi, et en dépit de l'alternance, les choses semblent revenir au point où nous les avions trouvées à notre arrivée.

Parmi les raisons qui me poussèrent à vouloir quitter mes fonctions, le traitement réservé au directeur des services techniques, M. HALAOUI, occupe sans doute une place toute particulière. Pendant deux ans, lui et moi avons travaillé main dans la main et je peux attester de son implication hors du commun au service de la ville et de son projet. Il ne reculait devant aucun sacrifice, et à de nombreuses reprises nous avons tenu des réunions en dehors de son temps de travail, y compris à la nuit tombée. Mieux encore, je suis en mesure de certifier que cette personne était à l'origine de la quasi-intégralité des projets accomplis et à venir de la municipalité. Pourtant, cela ne l'a pas empêché d'être humilié à de nombreuses reprises pour enfin voir son contrat rompu. Après tout, il n'était pas dans les petits papiers de certaines personnes en bonnes grâces... Aujourd'hui, je demeure fier d'avoir soutenu jusqu'au tout dernier moment cet homme de grande qualité, véritable visionnaire d'une trempe dont manquent cruellement nos administrations centrales. Rétrospectivement, je n'hésite pas à affirmer que les meilleurs moments de mon mandat furent vécus en sa compagnie, lorsque nous dessinions la ville de demain et réfléchissions à des projets d'envergure, bien éloignés de la terne épicerie politicienne de gestion du quotidien. Ce sont sans doute ces réunions qui me donnaient l'impression de faire avancer les choses sur le plan global et qui m'empêchaient d'ouvrir les yeux sur certains travers dont l'ampleur ne faisait que s'accroître au fil du temps.

L'ingratitude à l'égard du directeur des services techniques est caractéristique de certaines méthodes de fonctionnement, son cas étant loin d'être isolé. Après tout, que lui reprochait-t-on ? D'avoir réussi l'exploit de livrer en moins de 4 mois une salle des fêtes devant accueillir les vœux 2017 à la population ? A ce sujet, beaucoup remarquèrent lors du discours tenu à cette occasion que pas un mot de remerciement ne fut prononcé à l'égard du personnel des services techniques alors même que les objectifs fixés relevaient de l'impossible. Parallèlement, sans doute dans le cadre d'un amalgame, chaque Adjoint au Maire a été remercié nommément à l'exception de moi-même, élu du secteur concerné. Pourtant, le DST n'a pas toujours été traîné dans la boue, loin de là. Mais il en va de lui comme des autres et il est très difficile de travailler avec une personne lunatique qui peut vous porter aux nues pour mieux vous vouer aux gémonies le lendemain. Je crois que cette attitude est en tout cas révélatrice de facultés de jugement assez limitées, ce d'autant qu'elle a été appliquée à tous ceux qui étaient au service de notre cause sans aucune mesure des sacrifices consentis par chacun.

Comme j'ai pu l'affirmer au cours du dernier Conseil Municipal, je regrette aujourd'hui de ne pas m'être insurgé plus tôt ou plus vivement face à certaines pratiques. J'ai été témoin de scènes au cours desquelles des élus ont été traités de façon inacceptable, avec des propos et un ton dépassant les limites du respect dû à la personne. Toujours, le sentiment que beaucoup convoitaient notre place était savamment entretenu, couplé à d'incessantes menaces sur une possible déchéance de nos fonctions.  Finalement, il aura fallu attendre que je sois moi-même victime avant de réagir. Je n'évoque même pas les tendances dictatoriales masquées par de beaux sourires, qui amenèrent jusqu'à l'éviction de certains collègues sur un simple coup de tête. Pire, j'ai souvent essayé d'apaiser les tensions auprès des uns et des autres, en minimisant parfois les propos qui pouvaient être tenus en leur absence. Jeune et passionné, je crois que je m'illusionnais volontiers moi-même, y compris sur certaines choses que je refusais de voir et qui n'étaient que la résurgence de certaines pratiques contre lesquelles nous nous étions insurgés avant d'accéder aux responsabilités. C'est sans doute aujourd'hui la raison pour laquelle la plupart des élus sont volontairement maintenus dans l'ignorance concernant la plupart des dossiers. Ce culte du secret, au départ simple tendance dont la justification était bien souvent le manque de confiance du Maire en sa propre équipe, n'a fait que s'aggraver avant de devenir la règle.

Pour en revenir à mon exemple personnel et au-delà de la campagne de calomnie lancée contre moi visant sans doute à me faire disparaître de la vie municipale par écœurement,  j'ai appris qu'il avait été exhumé (suite à la fouille de mon bureau) un vieux parapheur (que j'avais traité par ailleurs) qui devait servir de "preuve" de mon incompétence à l'égard de mes collègues et de l'extérieur. Il est assez cocasse que le Maire puisse se permettre d'émettre le moindre jugement à l'égard de mon travail, elle dont les capacités à gouverner restent encore à démontrer. Pour autant, ce type de méthodes ne m'étonne guère plus aujourd'hui  dans la mesure où il a été porté à ma connaissance que l'on avait déjà commencé à constituer un dossier contre moi.

Le dernier point de désaccord important fut le refus de ma part de cautionner le véritable coup d'état opéré par l'administration sur la gestion de la ville d'Athis-Mons.  Les élus ont ainsi été progressivement écartés des décisions au profit du cabinet et d'une direction générale dont les sympathies sont parfaitement connues. Cette organisation confiant le pouvoir à une poignée de personnes non-élues constitue un véritable mépris des électeurs car nous n'avons pas été portés aux responsabilités pour se borner à un rôle d'apparat. Je crois qu'à l'inverse - même si cela déplait à Christine RODIER qui souhaiterait conserver les pleins pouvoirs -, de nombreux agents étaient très heureux de pouvoir travailler au contact de leurs élus, fonctionnement qu'ils avaient fini par oublier et que certains n'avaient même jamais connu. Pour ma part, je ne me prosternerai jamais devant un membre de la direction.

Comme certains d'entre vous le savent déjà, j'ai songé sérieusement à renoncer afin de mettre mes talents au service d'une cause moins ingrate que la politique. Je précise d'ailleurs à l'attention de ceux qui me traitent d'opportuniste qu'en toute cohérence avec ce qui précède j'ai également quitté mon emploi salarié au Département, me retrouvant ainsi sans revenus. Toutefois, les nombreux messages de soutien des uns et des autres et surtout l'entretien de rumeurs me concernant me poussèrent à retourner dans l'arène et à siéger au Conseil Municipal du 1er février, ne souhaitant pas être jugé par contumace comme il était attendu.

A l'occasion de ce conseil inhabituel, j'ai appelé mes collègues à ne pas me maintenir dans mes fonctions (ne souhaitant plus travailler avec Christine RODIER) et j'ai annoncé que je siégerai désormais en indépendant. Je me suis ensuite présenté contre le Maire à la nomination pour la Métropole du Grand Paris où j'ai accompli l'exploit de la vaincre au sein de son propre conseil municipal (16 voix contre 15 et 4 bulletins blancs). A ma connaissance, je ne crois pas qu'il existe de précédent en France et cela témoigne d'un grave problème de légitimité. Cela prouve également que je suis loin d'être isolé et que mon analyse est partagée par la majorité.

Emu par ce choix de mes collègues, leur confiance m'oblige désormais. Après un tel plébiscite, il ne m'est en effet plus possible de reculer et de les abandonner à leur triste sort. Laure LAFOND, Adjointe au Maire en charge de la petite enfance et du droit des femmes, ainsi que deux conseillers municipaux (Maryline GRESSY et Sydney FLEURY)  m'ont d'ores et déjà rejoint. Ensemble, nous avons créé le groupe indépendant "ATHIS-MONS: Espoir & Liberté" au sein du Conseil Municipal.

Mais mon message ne serait pas complet sans un remerciement à tous ceux avec lesquels j'ai été amené à travailler. Je crois pouvoir avancer - n'en déplaise à certains - que mon bilan est plutôt solide. Des messages qui me parviennent, j'imagine également que j'étais relativement apprécié par le personnel et la population, ce qui me touche énormément. En effet, je n'hésitais pas à formuler des refus ni à signifier clairement mon mécontentement sur certains dossiers lorsque nous rencontrions des problèmes d'exécution. Toutefois, j'ai toujours essayé d'être juste et bienveillant et j'imagine que cela me vaut aujourd'hui cette reconnaissance.  A ce propos, j'ai notamment une pensée pour l'ensemble du personnel des services techniques qui réalise un travail formidable bien que critiqué en permanence de façon injustifiée. Bien souvent, la volonté ne faisait pas défaut mais les moyens attribués étaient clairement inadaptés à l'accomplissement de leurs missions... ces mêmes missions étant bien souvent confiées par des donneurs de leçons qui se bornent à fixer des objectifs qu'ils seraient bien en peine d'atteindre par eux-mêmes.

Aussi, n'hésitez surtout pas à prendre contact avec moi par le biais de cette adresse personnelle [ athis.espoir.liberte@gmail.com ] (l'accès à mon adresse mairie m'ayant été retiré en représailles) car je serai plus que ravi d'échanger avec vous.

Vous l'aurez compris, ma détermination ne présente pas la moindre faille. Entouré de mes collègues, je me battrai sans relâche pour défendre cette ville d'Athis-Mons qui m'a vu naître. Bien entendu, celle-ci connaît son lot de problèmes et est bien loin de constituer un idéal de cité parfaite. Mais, plus important, elle abrite surtout nos souvenirs, nos amis ou notre lieu de travail. C'est ici et nulle part ailleurs, en première ligne de tant de ces difficultés qui traversent notre pays, que se trouve mon foyer.
Maintenant... et pour toujours.




Bien cordialement,

Julien DUMAINE
Conseiller de la Métropole du Grand Paris
Conseiller Territorial EPT12 Grand Orly Seine Bièvre
Conseiller Municipal d'Athis-Mons, Président du groupe "Athis-Mons: Espoir & Liberté"
Ancien Adjoint au Maire