mardi 9 mai 2017

Analyse des résultats de l'élection présidentielle 2017 à Athis-Mons



Pour mémoire, reprenons les résultats du premier tour, ceux du second étant relativement sans appel (72,5% pour E. MACRON contre 27,5% pour M. LE PEN):



Nicolas Dupont-Aignan (DLF) : 5,78 %

Marine Le Pen (FN) : 16,93 %
Emmanuel Macron (EM!) : 23,7 %
Benoît Hamon (PS) : 7,71 %
Nathalie Arthaud (LO) : 0,58 %
Philippe Poutou (NPA) : 1,02 %
Jacques Cheminade (S&P) : 0,11 %
Jean Lassalle (Résistons !) : 0,69 %
Jean-Luc Mélenchon (FI) : 27,65 %
François Asselineau (UPR) : 1,57 %
François Fillon (LR) : 14,27 %


Athis-Mons ne fait pas exception et confirme la tendance nationale, avec un rejet clair des partis établis et de la caste politique en faveur de candidatures se présentant comme antisystème ou souhaitant incarner un certain renouvellement de la vie politique (LE PEN, MELENCHON et MACRON réunissent à eux trois près de 70% des suffrages). Les Athégiens rejettent les politiciens qu'ils considèrent nous avoir conduit à l'échec.

François FILLON n'a pas résisté au traitement médiatique hostile. Les citoyens ne supportent plus les affaires et les scandales. Son score calamiteux (14,27 %, inférieur de six points au résultat national) est également imputable au rejet par les athégiens de Christine RODIER, Maire LR en place. Pour s'en convaincre, il suffit de se remémorer qu'en 2012 et en dépit d'un climat national défavorable, Nicolas SARKOZY avait tout de même obtenu presque 50% de voix supplémentaires au premier tour (2 856 voix contre 1 936 voix pour François FILLON). Les Athégiens sont en quête d'exemplarité et veulent du changement.

Nicolas DUPONT-AIGNAN a su profiter de cette déception de nombreux électeurs de droite et parvient donc à tripler son nombre de voix par rapport à 2012 sur ce premier tour. Les Athégiens ont apprécié cette indépendance (au moins au premier tour).

Cette élection consacre aussi l'effondrement du parti socialiste. Avec moins de 7.71% des voix, moins de deux petits points séparent Benoît HAMON de Nicolas DUPONT-AIGNAN. C'est là une défaite amère pour l'ancienne équipe socialiste qui dirigea la ville de 1989 à 2014 et qui s'imagine aujourd'hui aux portes du pouvoir. Tous farouchement engagés derrière leur candidat officiel Benoît HAMON - il faut toutefois leur reconnaître qu'ils ont sans doute mené la campagne la plus active -, leur poids électoral apparaît de ce fait comme très relatif. En effet, le score est inférieur à celui réalisé sur des villes plus importantes en Essonne pourtant gérées par la droite (par exemple 9,5% à Massy et à Palaiseau). Au temps pour l'image d'Athis-Mons "bastion historique" du Parti Socialiste... Les Athégiens ne veulent plus de cette alternative qui ne serait qu'un retour en arrière.

Comme partout, la surprise est venue d'Emmanuel MACRON, qui a lancé son mouvement il y a moins d'un an. A tort ou à raison - notamment lorsque l'on connaît la nature de ses liens avec l'ancien président -, il a été identifié par les électeurs comme le candidat à même d'opérer un renouvellement de la vie politique. Les Athégiens veulent de la jeunesse et non des politiciens usés jusqu'à la corde.

Gageons que le Maire d'Athis-Mons, en mal de légitimité, de soutien et d'équipe militante ne manquera pas de se rapprocher d'En Marche; non pas en infléchissant sa politique, mais en courtisant ses responsables locaux. L'ancienne équipe socialiste Athégienne fera sans doute de même, appuyée par leur patron Manuel VALLS, désormais rallié officiellement à E. MACRON. Les Athégiens n'apprécieront pas ces petits arrangements électoraux.

Les Athégiens, toutes sensibilités confondues, ne veulent plus de la vieille politique. Tirons-en les conclusions et à nous de montrer le chemin en proposant une autre voie pour Athis-Mons.

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