vendredi 28 juillet 2017

Orly : les avions décollent après l'heure du couvre-feu (Le Parisien 24/07)


Trois avions ont été autorisés à décoller après 23 h 30, courant juillet, alors que le couvre-feu prévoit qu’il n’y ait plus de mouvements à cette heure. Les riverains s’interrogent.

Cela peut paraître insignifiant. Quelques minutes de plus. Mais « ça réveille quand même 150 000 personnes », soutient Michel Van Hoegarden de l’AVEVY (Association vigilance environnement de la vallée de l’Yerres), qui défend les riverains de l’aéroport Paris-Orly.
Ces derniers jours, trois « Boeing 747 » assurent les riverains, vigilants sur la question, ont décollé après 23 h 30 de l’aéroport d’Orly. Pourtant cet aéroport, en raison de sa proximité avec les habitations, est tenu de respecter un couvre-feu entre 23 h 30 et 6 heures et un maximum de 250 000 atterrissages ou décollages par an.
« La question qu’on se pose, c’est de savoir pourquoi la DGAC (Direction générale de l’aviation civile NDLR) autorise certains avions à décoller plus tard », s’interroge Michel Van Hoegarden.
À cause de problèmes de rotation et des intempéries
Sollicitée, la DGAC explique avoir donné cette dérogation pour trois avions qui ont décollé le 14 juillet à 23 h 33 et 23 h 44, et le 17 juillet à 23 h 42. « Les dérogations étaient dues à un problème de rotation ainsi qu’à un problème d’intempéries, précise Eric Heraud, de la DGAC. Il faut savoir que début juillet, les vols ont souffert de retards dus au manque de personnel de la Police aux frontières pour les contrôles. Et il faut aussi avoir en tête que de toutes les difficultés climatiques, c’est l’orage que les contrôleurs aériens craignent le plus ».
Concernant la direction de vol, qui doit normalement se faire vers l’ouest pour déranger le moins de riverains et qui a eu lieu dans ces cas-là vers le sud-est, la DGAC affirme que c’est encore une fois en raison des conditions climatiques que ces vols ont été réorientés.
L’AVEVY a reçu le soutien de Christian Favier. Sur les réseaux sociaux, le président (PCF) du département et sénateur a rappelé être « vigilant au respect du couvre-feu » et dénoncé « une situation anormale » qu’il « a signalée à leur tour ».
Le groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), quant à lui, est resté discret sur la question, affirmant seulement qu’il souhaitait que les « décollages en dehors de l’heure prévue par le couvre-feu restent exceptionnels ».

jeudi 27 juillet 2017

Lifting géant pour l’une des pistes de l’aéroport d’Orly (BFMTV 27/07)


Plus de 50 ans après sa création, la piste 4 de l'aéroport d'Orly fait peau neuve. Les 700 personnes mobilisées pour ce chantier titanesque ont cinq semaines pour achever les travaux. 

mercredi 26 juillet 2017

Aéroport d’Orly : dernière ligne droite pour le chantier géant de la piste 4 (Le Parisien 26/07)


L’opération à 65 millions d’euros, lancée en janvier 2016, entre dans sa phase finale. 700 professionnels se relaient pour rénover les 1 200 derniers mètres d’enrobé avant la rentrée.

C’est un « chantier sans précédent » que Franck Mereyde n’est pas peu fier d’accueillir. Depuis ce mardi, le grand patron de l’aéroport d’Orly sait sa piste 4 entre des mains expertes. Celles de 700 professionnels affairés nuit et jour, sept jours sur sept, à lui faire profiter des « meilleures pratiques mondiales en matière de sécurité ». Un enrobé ultrarésistant au kérosène, une inclinaison réglée au millimètre pour gérer l’écoulement des eaux, un bout de piste anti-enlisement et des feux de balisage LED, « plus durables et moins consommateurs ».

L’opération à 65 millions d’euros entre en fait dans sa phase terminale. Car l’extraordinaire lifting de la piste 4 — l’une des plus fréquentées de l’aéroport avec 300 décollages et atterrissages par jour — s’échelonne depuis janvier 2016. Mais le coup de boost est pour maintenant : il reste un mois aux 40 entreprises pour venir à bout des 1 200 derniers mètres. Voilà qui explique, sur le terrain, les cent salariés de plus que l’été dernier. « Beaucoup nous disent que 24 heures ici, c’est l’équivalent de huit mois de travaux pour d’une collectivité », assure ce mercredi Franck Mereyde, qui présente le chantier.

La chaussée datait des années 1960


D’ici au 31 août, la chaussée aéronautique des années 1960 aura donc été entièrement renouvelée. Ce qui implique d’abord un « rabotage » de l’ancien revêtement sur 8 cm (dégageant 34 000 t au total), déjà bien avancé ce mercredi midi. Le tout nouveau tapis, déroulé par le plus gros engin spécialisé d’Europe, dissimulera 220 km de câbles alimentant notamment les 1 870 feux de balisage.

. LP/L.M.

Même si 200 000 lettres d’information ont été envoyées en juin, impossible de mener un tel projet sans impacter les voisins. Ni le trafic aérien. Environ 2 400 vols ont été transférés vers Roissy-Charles-de-Gaulle, supprimés ou reprogrammés le temps de l’intervention. Et à Orly, les mouvements d’avions ont été reportés sur la piste 3. « Nous sommes conscients des nuisances engendrées pour les riverains, notamment ceux qui n’ont pas l’habitude d’être survolés, assure Franck Mereyde. Nous mettons d’ailleurs tout en œuvre pour terminer avec trois jours d’avance. »

La piste 4 — qui, selon le groupe ADP « n’a pas vocation à accueillir plus d’avions », — sera alors parée pour les « cinquante prochaines années ». Mais dès 2019, ce sera à la numéro 3 de se refaire une beauté.

source: http://www.leparisien.fr/orly-94310/aeroport-d-orly-derniere-ligne-droite-pour-le-gigantesque-chantier-de-la-piste-4-26-07-2017-7158765.php#xtor=AD-1481423552

mardi 25 juillet 2017

Les avions d'Orly vont de nouveau survoler l'Essonne de très près ! (Evasion FM 25/07)


Un chantier de mises aux normes est lancé sur la piste 4 de l'aéroport d'Orly et cela jusqu'au 31 août.
Un chantier de mises aux normes est lancé sur la piste 4 de l'aéroport d'Orly et cela jusqu'au 31 août, selon le Parisien. Pendant ces travaux, une partie des vols sont reportés sur la piste 2 donc certaines trajectoires sont un peu modifiées. A partir d'aujourd'hui, les avions seront a basse altitude au niveau des villes d'Athis-Mons, Savigny-sur-Orge, Juvisy-sur-Orge ou encore Viry-Châtillon. Un couvre-feu devrait être mis en place entre 23h30 et 6h du matin.

lundi 24 juillet 2017

Les avions d’Orly survoleront l’Essonne de près jusqu'au 31 août ( Le Parisien 24/07)


Jusqu’au 31 août, un important chantier de mises aux normes est lancé sur la piste 4 de l’aéroport, l’une des deux principales. Durant ces travaux, une partie des vols est reportée sur la piste dite de « secours », la n° 2, entraînant une modification des trajectoires.

Ils pourront à nouveau saluer le pilote. Ou vérifier l’état de la carlingue à chaque passage. A partir de ce mardi, les avions vont survoler à basse altitude, les immeubles d’Athis-Mons, Savigny-sur-Orge, Juvisy-sur-Orge ou encore Viry-Châtillon.

Pour la deuxième année consécutive, le groupe Aéroport de Paris (ADP) poursuit son chantier de mises aux normes européennes sur la piste 4, l’une des deux principales. Jusqu’au 31 août, une partie des vols est donc reportée sur la piste dite de « secours », la n° 2, modifiant les trajectoires des avions passant d’habitude au-dessus du Val-de-Marne. « Ce sont de lourds travaux qui vont améliorer la sécurité pour 40 à 50 ans », expliquait, en avril dernier Franck Mereyde, directeur de l’aéroport Paris-Orly.

Pour limiter les nuisances, 2 400 mouvements d’avions ont été déplacés sur des heures creuses ou reportés sur l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise). « Les ouvriers vont travailler jour et nuit, même les week-ends pour réduire la durée du chantier, assure le directeur. Le couvre-feu, de 23h30 à 6 heures, sera respecté ».



Le respect du couvre-feu très surveillé


Une promesse qui sera surveillée de près. La municipalité de Viry-Châtillon a ainsi créé une adresse mail spécifique*. « Nous invitons les habitants à nous informer en cas de non-respect des horaires, avec à chaque fois l’heure et leur adresse, indique Jean-Marie Vilain, le maire (UDI). Nous vérifierons l’information auprès d’association comme Avevy (NDLR : Association vigilance environnement du Val de l’Yerres). Cela permettra aussi aux habitants qui en ressentent le besoin de s’exprimer sur ces nuisances. »

Elan Savigny Environnement a également mis en alerte ses adhérents. « ADP n’a pas été en mesure de nous indiquer les heures de survol, regrette Dominique Catérini, le président de l’association. Nous craignons une utilisation intensive de cette piste. »

Petite lueur d’espoir cependant : un été sans travaux est annoncé pour 2018. Le chantier de la piste 3, la deuxième principale, se concentrera sur l’année 2019.

*Adresse mail de Viry : survolavion@viry-chatillon.fr. Un numéro vert, accessible du lundi au vendredi de 8h15 à 16h45 a également été mis en place : le 0805 712 712. Vous pouvez aussi écrire à la DGAC : environnment.dsna@aviation.civile.gouv.fr et suivre l’actualité de l’activité aéroportuaire sur le www.entrevoisins.org

mercredi 19 juillet 2017

Athis-Mons : des panneaux rigolos créés par les employés municipaux pour le Tour ( Le Parisien 19/07)


Ces réalisations représentant des caricatures de coureurs seront disposées le long du parcours dimanche après-midi.

La plus grande course cycliste du monde traversera neuf communes de l’Essonne dimanche lors de la dernière étape qui partira de Montgeron. Une première pour le département. Toute la semaine « Le Parisien » vous propose un compte à rebours. Aujourd’hui les services de la ville d’Athis-Mons présentent leur équipe de coureurs en bois.
Ce dimanche 23 juillet à 17 heures, les coureurs du Tour de France vont traverser Athis-Mons. Pour l’occasion, la commune a préparé sa propre équipe de cyclistes. Un maillot à pois, lunettes de soleil posées sur le nez et muscles saillants. Les coureurs made in Athis pourraient se fondre dans le peloton… s’ils n’étaient pas en bois.
Les équipes municipales ont travaillé sur un projet amusant : la création de 13 panneaux de bois peints sur la thématique du Tour de France. « Nous avons eu carte blanche », indique Eric, électricien et passionné par la caricature. Avec Juan, menuisier, ils ont passé deux mois à concevoir l’équipe d’accueil de la course mythique. Eric dessine, Juan sculpte puis les deux amis peignent « avec les moyens du bord ».
« Les caméras du monde entier seront braquées sur nos coureurs maison »
« Nous voulions que nos équipes soient complètement intégrées au projet, indique Rodolphe, directeur des services techniques. Ce n’est pas tous les jours qu’un événement international a lieu sur la commune. »
Pascal, responsable du service événementiel de la ville, s’enthousiasme : « Nous allons les disposer le long des quais de Seine. Ainsi toutes les caméras du monde seront braquées sur nos coureurs maison. »
Une perspective qui enchante les deux agents. Eric s’est replongé dans ses souvenirs d’enfance pour faire naître ces cyclistes. « J’ai vu des passages du Tour quand j’étais gosse. A l’époque ils avaient tous des casquettes. C’est pour ça que mes coureurs ont tous un couvre-chef. » Juan, quant à lui, va assister pour la première fois à un Tour de France. « C’est un vrai plaisir de voir son travail à l’endroit où le peloton passera. » En attendant le grand jour, les collègues fignolent leurs panneaux et commentent la Grande boucle. « Je pense vraiment que Romain Bardet va gagner », lance Rodolphe. « J’ai bien peur que Froome l’emporte à nouveau, mais sait-on jamais », espère Pascal.
Demain, la suite de notre série : le groupe « custom bike » a revisité un modèle de bicyclettes des années 1960 et l’exposera dimanche à Montgeron.

vendredi 14 juillet 2017

Athis-Mons : les familles de la cité de l’Air obtiennent un délai (Le Parisien 14/07)


Le Droit au logement (Dal) a réuni près de 200 personnes pour manifester devant le ministère de la transition écologique et solidaire à Paris (VIIe) mercredi dernier contre l’expulsion des familles installées sur ce terrain. Elles peuvent désormais rester jusqu’à la décision de justice qui interviendra le 5 septembre.

« Nous avons gagné un peu de délais avant que les premières expulsions aient lieu. » Simon, de l’association Droit au logement (DAL) est soulagé que la préfecture de l’Essonne ait entendu leur voix. Mercredi 12 juillet, ils étaient prêts de 200 rassemblés devant le ministère de la transition écologique et solidaire, à Paris (VIIe) pour manifester contre les expulsions de 11 familles, de la cité de l’air à Athis-Mons. Le quartier pavillonnaire appartient à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC qui dépend du ministère de Nicolas Hulot) et est occupé, illégalement, depuis deux ans, par des familles syriennes, slovènes, françaises, italiennes…
«Nous avons peur de devoir partir »
Sur la quarantaine d’habitations, onze sont menacées d’expulsion. « Nous avons vraiment peur de devoir partir demain » souffle Laila, entourée de ses six enfants et de son mari Hussain dans son salon douillet et bien tenu.
La famille vit dans un petit pavillon blanc de la rue Henri-Gourmelin, depuis un an et demi. Après avoir fui la Syrie et traversé de nombreux pays, ils sont arrivés à Athis-Mons par hasard. « Nous vivions dans la rue et un homme nous a proposé cette maison en échange de 1600€ », raconte le père de famille. Laila souffre de polyarthrite rhumatoïde, une maladie des articulations qui l’oblige à se rendre souvent chez le médecin et à se faire des injections régulières de médicament.
Un sursis jusqu’au 5 septembre
« Si nous devons partir, nous aimerions que ce soit dans une maison et qu’elle soit près d’un hôpital », indique Nagham, l’aînée de 14 ans. Avec sa sœur cadette âgée de 12 ans, elle apprend le français. Son père souhaiterait que tous ses enfants puissent « recevoir un apprentissage et une éducation française ».
« Il ne faut pas rompre les liens qui ont été créés avec l’école », insiste Simon du DAL. Nous demandons des solutions de relogement et pas l’hôtel. » Les familles peuvent, en tout cas, rester dans le quartier jusqu’au 5 septembre, date de l’audience du juge de l’exécution. Le DAL promet quant à lui d’interpeller à nouveau le ministre, et la DGAC.

mercredi 12 juillet 2017

Orly: manifestation contre des expulsions ( Le Figaro, 12/07)


Près de 200 personnes ont manifesté aujourd'hui devant le ministère de la Transition écologique contre l'expulsion de 150 habitants, dont une majorité de Syriens, qui occupent des maisons vacantes appartenant à l'État près de l'aéroport d'Orly.
Ces 150 personnes, dont 70 enfants, occupent depuis 2015 ces logements, vides depuis plusieurs années selon les associations, qui appartiennent à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), rattachée au ministère de la Transition écologique.
Une procédure d'expulsion concernant 12 pavillons a été engagée par la DGAC, selon l'association Droit au logement (DAL), qui affirme qu'une cinquantaine d'habitants de la Cité de l'air à Athis-Mons ont reçu un commandement à quitter les lieux. Mais tous "risquent l'expulsion", précise l'association.
"Ils ont commencé à squatter il y a deux ans. Avant l'endroit était désert, il y avait de la prostitution, du trafic", a expliqué à l'AFP Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL, précisant que les nouveaux habitants avaient fait du lieu un "endroit super chouette".
L'association a indiqué avoir demandé à rencontrer Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, dans un courrier resté pour l'instant sans réponse. "Montrez-vous, on veut un rendez-vous, Monsieur Hulot", scandaient les manifestants devant le ministère.
"Il y a des enfants qui sont nés à la Cité de l'Air, il y a des Syriens, des Bosniaques, des Roms, des Algériens, des Marocains, des Italiens... on vit ensemble", s'est exclamé au haut-parleur Sid Touahri, 54 ans, qui se présente comme le "premier" des habitants de la cité.
Le DAL demande à ce que l'État mandate une association pour gérer ce lieu, estimant qu'il n'y a "pas d'urgence" à expulser les habitants et que les reloger à l'hôtel serait "la plus mauvaise solution".

vendredi 7 juillet 2017

Que se passe-t-il avec les rythmes scolaires à Athis-Mons ?



Tout a commencé un beau matin de 2014. Nous étions alors en période électorale pour les municipales.  Le ministre de l'éducation allait à cette époque appliquer sa réforme des rythmes scolaires afin d'abandonner la semaine de quatre jours. Cette nouvelle réforme était alors loin de faire l'unanimité, pas plus qu'elle ne suscitait l'enthousiasme de la plupart des collectivités qui avaient à porter ce changement - y compris financièrement. Comme beaucoup de candidats de droite, nous décidâmes donc d'en faire un thème de campagne en nous positionnant contre cette réforme.

Une fois élus, nous n'avons cependant pas opposé grande résistance à son application, ce qui aurait été de toute façon inutile au vu du peu de succès obtenus par d'autres maires, parfois réduits à cadenasser le portail des écoles à la rentrée scolaire en signe de protestation. La réforme étant inévitable, inutile de lutter en vain.


Puis vint l'élection du Président Macron, et avec lui les annonces de son ministre de l'éducation. Très rapidement, il annonçait une nouvelle réforme des rythmes scolaires, dont le principe directeur était de laisser la liberté aux communes. Cette position paraît tout à fait équilibrée dans la mesure où il faut reconnaître que la précédente réforme a rencontré de francs succès au sein de certaines collectivités, notamment celles ayant les moyens financiers d'offrir des activités périscolaires à forte valeur ajoutée (équitation, plongée...). En mai, M. le Ministre a précisé que la réforme était envisagée pour 2018 mais qu'un certain nombre de communes "pilotes" pourraient revenir aux 4 jours dès la rentrée scolaire 2017... Encore fallait-il qu'elles se manifestent rapidement.

Mais ce n'est qu'à partir du 13 juin que les choses deviennent plus difficile à suivre en mairie. Coup de fil du Parisien. Ils écrivent un article sur la position de la ville sur les rythmes scolaires. Tout le monde semble alors se réveiller et agir dans la plus grande panique. Il faut dire qu'il s'agissait d'une occasion en or d'honorer - pour une fois - l'une de nos promesses électorales, alors au diable la concertation !

Texte du Parisien, 14/06/2017

La méthode est un peu brutale, d'autant plus que la consultation est normalement une obligation, mais passons. Les annonces officielles sont effectuées dans les conseils d'école, où la décision est annoncée comme prise par le Maire et non-négociable. Nombreuses crispations liées à la précipitation et à la nécessaire réorganisation des modes de garde qui en découlent, mais les parents favorables au retour à la semaine de quatre jours paraissaient encore relativement contentés.  


C'est du moins ce qu'ils croyaient.  Le 21 juin, au matin d'un Conseil Municipal qui se réunissait enfin à un jour d'échéance de l'illégalité (Mme le Maire étant tenue par la loi de convoquer au moins un Conseil Municipal par trimestre) et qui avait également vu une mobilisation de parents d'élèves pour d'autres raisons fut l'occasion d'un véritable "coup de théâtre" comme dirait le Parisien. Mme le Maire a en effet réalisé dans la journée un véritable volte-face en contradiction complète avec toutes ses déclarations précédentes en annonçant le report de la réforme à 2018 et sa volonté d'organiser une concertation. Au temps pour les parents qui durent - encore une fois - changer leurs modes de garde.

Le principal argument avancé était la non-parution du décret. Aussi, lorsque celui-ci (dont le projet était déjà largement consultable depuis le 8 juin, date où il a été présenté aux syndicats enseignants) parut effectivement à peine une semaine plus tard, Mme le Maire se sentit obligée de se justifier par le biais de ce communiqué critiquant le décret, rédigé dans un français administratif parfaitement inintelligible. Des nombreux retours que nous avons reçus de la part de la population, bien peu furent en mesure d'en saisir le sens profond tant les phrases y sont longues, les formules ampoulées et le style obscur.

Soyez sans crainte, je l'ai déchiffré pour vous et la véritable information ne concerne en réalité qu'une seule phrase : " Dans ce contexte de fin d’année scolaire, entre besoin de clarté, de sérénité dans le consensus et de temps pour le constater [?], j’ai décidé le report de la semaine de 4 jours, qui sera mis[e] en œuvre sur la commune après concertation ". 

Conclusion: il sera organisé une "concertation" d'un genre particulier car portant sur une décision qui apparaît comme déjà prise: la remise en place en 2018 de la semaine de 4 jours.


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Dans un esprit constructif, voici maintenant ce qu'il aurait sans doute été préférable de faire afin de répondre au  "besoin de clarté, de sérénité dans le consensus et de temps" formulé par la population:


1 - Report de toute décision à la rentrée 2018-2019 afin d'éviter une précipitation excessive dans la mise en œuvre.

2 - Procéder à une évaluation de la réforme des rythmes scolaires (passage à quatre jours et demi), y compris sur le plan financier. Un sentiment général est utile, mais un retour d'expérience concret sur la mise en œuvre au niveau communal paraît indispensable pour éclairer la décision.

3 - Organiser une véritable concertation avec les acteurs du monde éducatif et les parents d'élèves

4 - Au vu de l'ampleur du sujet, et pour éviter d'éventuelles critiques sur la représentativité des personnalités consultées - ce qui commence déjà inévitablement à circuler - organiser un referendum local afin de laisser les Athégiens décider. La municipalité diffuserait une lettre offrant des tribunes de taille équivalente aux partisans de chacune des propositions afin que les citoyens puissent se forger leur propre opinion de manière éclairée. Un débat public pourrait également être organisé.

5 - Application de la décision choisie par les Athégiens qui se seront prononcés en connaissance de cause dans le cadre du referendum.



A Athis-Mons, davantage de démocratie ne ferait pas de mal.