vendredi 7 juillet 2017

Que se passe-t-il avec les rythmes scolaires à Athis-Mons ?



Tout a commencé un beau matin de 2014. Nous étions alors en période électorale pour les municipales.  Le ministre de l'éducation allait à cette époque appliquer sa réforme des rythmes scolaires afin d'abandonner la semaine de quatre jours. Cette nouvelle réforme était alors loin de faire l'unanimité, pas plus qu'elle ne suscitait l'enthousiasme de la plupart des collectivités qui avaient à porter ce changement - y compris financièrement. Comme beaucoup de candidats de droite, nous décidâmes donc d'en faire un thème de campagne en nous positionnant contre cette réforme.

Une fois élus, nous n'avons cependant pas opposé grande résistance à son application, ce qui aurait été de toute façon inutile au vu du peu de succès obtenus par d'autres maires, parfois réduits à cadenasser le portail des écoles à la rentrée scolaire en signe de protestation. La réforme étant inévitable, inutile de lutter en vain.


Puis vint l'élection du Président Macron, et avec lui les annonces de son ministre de l'éducation. Très rapidement, il annonçait une nouvelle réforme des rythmes scolaires, dont le principe directeur était de laisser la liberté aux communes. Cette position paraît tout à fait équilibrée dans la mesure où il faut reconnaître que la précédente réforme a rencontré de francs succès au sein de certaines collectivités, notamment celles ayant les moyens financiers d'offrir des activités périscolaires à forte valeur ajoutée (équitation, plongée...). En mai, M. le Ministre a précisé que la réforme était envisagée pour 2018 mais qu'un certain nombre de communes "pilotes" pourraient revenir aux 4 jours dès la rentrée scolaire 2017... Encore fallait-il qu'elles se manifestent rapidement.

Mais ce n'est qu'à partir du 13 juin que les choses deviennent plus difficile à suivre en mairie. Coup de fil du Parisien. Ils écrivent un article sur la position de la ville sur les rythmes scolaires. Tout le monde semble alors se réveiller et agir dans la plus grande panique. Il faut dire qu'il s'agissait d'une occasion en or d'honorer - pour une fois - l'une de nos promesses électorales, alors au diable la concertation !

Texte du Parisien, 14/06/2017

La méthode est un peu brutale, d'autant plus que la consultation est normalement une obligation, mais passons. Les annonces officielles sont effectuées dans les conseils d'école, où la décision est annoncée comme prise par le Maire et non-négociable. Nombreuses crispations liées à la précipitation et à la nécessaire réorganisation des modes de garde qui en découlent, mais les parents favorables au retour à la semaine de quatre jours paraissaient encore relativement contentés.  


C'est du moins ce qu'ils croyaient.  Le 21 juin, au matin d'un Conseil Municipal qui se réunissait enfin à un jour d'échéance de l'illégalité (Mme le Maire étant tenue par la loi de convoquer au moins un Conseil Municipal par trimestre) et qui avait également vu une mobilisation de parents d'élèves pour d'autres raisons fut l'occasion d'un véritable "coup de théâtre" comme dirait le Parisien. Mme le Maire a en effet réalisé dans la journée un véritable volte-face en contradiction complète avec toutes ses déclarations précédentes en annonçant le report de la réforme à 2018 et sa volonté d'organiser une concertation. Au temps pour les parents qui durent - encore une fois - changer leurs modes de garde.

Le principal argument avancé était la non-parution du décret. Aussi, lorsque celui-ci (dont le projet était déjà largement consultable depuis le 8 juin, date où il a été présenté aux syndicats enseignants) parut effectivement à peine une semaine plus tard, Mme le Maire se sentit obligée de se justifier par le biais de ce communiqué critiquant le décret, rédigé dans un français administratif parfaitement inintelligible. Des nombreux retours que nous avons reçus de la part de la population, bien peu furent en mesure d'en saisir le sens profond tant les phrases y sont longues, les formules ampoulées et le style obscur.

Soyez sans crainte, je l'ai déchiffré pour vous et la véritable information ne concerne en réalité qu'une seule phrase : " Dans ce contexte de fin d’année scolaire, entre besoin de clarté, de sérénité dans le consensus et de temps pour le constater [?], j’ai décidé le report de la semaine de 4 jours, qui sera mis[e] en œuvre sur la commune après concertation ". 

Conclusion: il sera organisé une "concertation" d'un genre particulier car portant sur une décision qui apparaît comme déjà prise: la remise en place en 2018 de la semaine de 4 jours.


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Dans un esprit constructif, voici maintenant ce qu'il aurait sans doute été préférable de faire afin de répondre au  "besoin de clarté, de sérénité dans le consensus et de temps" formulé par la population:


1 - Report de toute décision à la rentrée 2018-2019 afin d'éviter une précipitation excessive dans la mise en œuvre.

2 - Procéder à une évaluation de la réforme des rythmes scolaires (passage à quatre jours et demi), y compris sur le plan financier. Un sentiment général est utile, mais un retour d'expérience concret sur la mise en œuvre au niveau communal paraît indispensable pour éclairer la décision.

3 - Organiser une véritable concertation avec les acteurs du monde éducatif et les parents d'élèves

4 - Au vu de l'ampleur du sujet, et pour éviter d'éventuelles critiques sur la représentativité des personnalités consultées - ce qui commence déjà inévitablement à circuler - organiser un referendum local afin de laisser les Athégiens décider. La municipalité diffuserait une lettre offrant des tribunes de taille équivalente aux partisans de chacune des propositions afin que les citoyens puissent se forger leur propre opinion de manière éclairée. Un débat public pourrait également être organisé.

5 - Application de la décision choisie par les Athégiens qui se seront prononcés en connaissance de cause dans le cadre du referendum.



A Athis-Mons, davantage de démocratie ne ferait pas de mal.

4 commentaires:

  1. C'est clair que la seule façon de repasser aux 4 jours est de le faire en force et la précipitation tellement cette mesure est absurde pour nos enfants ! Et une consultation montrerait que la majorité veut conserver la semaine comme elle a toujours été ... 4 journées 1/2 avec le retour des heures perdues par les réforme Sarkozy de 2008 .

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  2. pour part certaines personnes de l'équipe de la maire n'ont pas la structure ni les capacités pour mener à bien les réformes que demande la ville. J'ai aussi des divergences importantes avec une adjointe qui montre que les choix sont tournés vers le copinage et non vers les capacités. je suis à votre disposition

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    1. Contactez moi par email : athis.espoir.liberte@gmail.com

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  3. nous demandons un référendum une consultations auprès des parents et enseignants comme dans la plupart des communes.
    Pour nous parents qui travaillent encore une fois nous "trinquons"....

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