jeudi 21 septembre 2017

Athis-Mons : jugé pour avoir tiré en pleine rue après s’être fait frapper (Le Parisien 21/09)


Cinq hommes étaient jugés, ce mercredi, pour une bagarre qui a dégénéré en octobre 2016. Un homme avait ouvert le feu sur des jeunes avec qui il avait un contentieux. Le jugement a été mis en délibéré.
Il est 22h20, le 1er octobre 2016, lorsqu’un homme déterminé s’avance vers une bande de jeunes, attroupés autour d’une voiture sur l’avenue Henri-Dunant à Athis-Mons. Le pneu de celle-ci vient d’être crevé par un tir d’arme à feu. Soudain, les hommes se dispersent et courent dans tous les sens. Certains se cachent derrière le véhicule. Selon les images de la vidéosurveillance visionnées ce mercredi au tribunal correctionnel d’Evry, l’homme pressé vient de tirer au moins un coup de feu. A l’issue de l’audience, le jugement a été mis en délibéré jusqu’au 13 octobre prochain.

L’homme pressé, Abdel, 28 ans, comparaissait pour violences aggravées avec usage d’arme suivie d’une incapacité supérieure à 8 jours en récidive. Détenu depuis à Fleury-Mérogis, il reconnaît avoir tiré. Mais mercredi, il n’était pas le seul à être jugé. Quatre jeunes étaient appelés à la barre en tant que prévenus et victimes.

Ce jour-là, une première altercation a lieu vers 18 heures entre une bande de jeunes du quartier du Clos-Nollet et Abdel. Ce dernier, venu régler une « histoire de fille », s’est finalement retrouvé au sol. Jordy, un habitant du quartier, âgé de 22 ans, est blessé.

Après avoir été recousus à l’hôpital de Juvisy-sur-Orge, Jordy et ses amis vont de nouveaux êtres victimes de la colère d’Abdel. Celui-ci, déjà condamné à 14 reprises, revient à l’endroit des premiers coups mais armé d’un pistolet 9 mm. « Je voulais leur faire peur. Je pensais que c’était un pétard [NDLR : des balles à blanc] », clame Abdel face aux juges. Sauf que l’arme a été modifiée et peut « causer des blessures mortelles », selon les experts.

Une balle traverse le bras de Jordy. Puis Abdel est désarmé par la bande du Clos Nollet avant d’être passé à tabac. C’est l’intervention d’un trentenaire du quartier qui permettra sûrement de lui sauver la vie. Secouru, Abdel est défiguré. Le médecin retiendra 15 jours d’incapacité totale de travail pour Abdel et 31 pour Jordy.

Mercredi, le procureur de la République a requis une condamnation de 5 ans pour Abdel et 6 mois de prison avec sursis pour Jordy. Deux des amis de Jordy, dont l’un avait récupéré l’arme et l’autre avait donné des coups et avait été blessé, étaient également aussi jugés. Le parquet a demandé, des peines de 8 mois et 6 mois respectivement pour ces habitants du Clos Nollet. Quant au dernier prévenu, détenu à Nanterre, il est soupçonné d’être venu en aide à Abdel, possiblement avec un couteau. Connu des services de police, il a nié toute présence sur les lieux. Le parquet demandait toutefois une condamnation de 2 ans de détention.


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