mardi 15 janvier 2019

Politique : les maires se sentent « noyés » dans le Grand-Orly Seine Bièvre (Le Parisien 14/01)

Alors que les critiques à l'encontre de EPT Grand-Orly Seine Bièvre sont assez nombreuses dans l'article suivant du Parisien vous trouverez ci-après quelques rappels:
C'est la loi NOTRe qui a forcé à un regroupement des intercommunalités prévu au 1er janvier 2016. Il n'était plus possible de rester en l'état et nous devions a minima doubler de taille par rapport aux Portes de l'Essonne.

Quitter le Grand Paris certes, mais pour aller où ?
Vers des territoires résidentiels sans bassins d'emplois? Vers des territoires encore plus pauvres que le nôtre? Vers des territoires présentant des niveaux d'endettement préoccupants?
L'analyse du potentiel financier par commune démontre l'intérêt d'aller vers un nord bien plus riche que nous, dont nous bénéficieront au maximum de toutes les politiques de péréquation, qui nous profitent déjà.
La ville d'Athis-Mons l'avait d'ailleurs bien compris, en votant favorablement et volontairement à ce rattachement en toute connaissance de cause fin 2015, ce qu'elle semble aujourd'hui oublier.
Cependant, le Maire d'Athis-Mons apparaissant déjà régulièrement débordée par la gestion de sa seule commune (cf. +400.000€ de dotations non prévues et annulation le 17 décembre de l'intégralité emprunts prévus en 2018 pour cause de non engagement des projets...), le fait qu'elle se sente "noyée" dans l'intercommunalité ne suscitera que peu d'étonnement.
La Métropole et le Grand Orly seront une chance mais ils requièrent une condition nécessaire : des élus qui savent nager.


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Le siège du Grand Orly Seine Bièvre dans le bâtiment Askia à Orly Grand Orly Seine Bièvre

La taille de l’établissement public territorial nuit à son bon fonctionnement, selon les maires essonniens qui en font partie.

Vingt-quatre communes pour un total de près de 700 000 habitants. Créé officiellement le 1er janvier 2016, en parallèle de la Métropole du Grand Paris (MGP), le Grand-Orly Seine Bièvre fait grincer des dents. Depuis plusieurs mois, les maires des communes de l’Essonne membres (*) de cet établissement public territorial (EPT) affichent volontiers leur découragement face au fonctionnement de cette énorme entité administrative.
En fin de semaine dernière, Eric Mehlhorn, maire (LR) de Savigny-sur-Orge, a même choisi d’évoquer le sujet lors de son discours des vœux à la population. « Le statut et les contraintes budgétaires propres aux intercommunalités ne permettent ni de dégager le haut niveau d’investissement dont notre territoire a besoin, ni d’assurer l’excellence des services du quotidien que sont en droit d’attendre nos administrés », a lancé l’élu.

La mise en place de la vidéoprotection retardée à Athis-Mons

« Il ne s’agit pas de torpiller ce qui existe mais 24 villes qui doivent se mettre d’accord, ce n’est pas aisé », souligne Pascal Noury, maire (DVG) de Morangis. « Les intérêts sont très différents entre des villes qui frôlent Evry et d’autres limitrophes de Paris, ajoute un collaborateur de Christine Rodier, maire (LR) d’Athis-Mons. On a parfois du mal à s’entendre. Les dossiers sont souvent renvoyés de réunion en réunion. A Athis-Mons, c’est le déploiement de la vidéoprotection qui en a souffert puisque les caméras auraient dû être installées il y a un an », poursuit-il.
Comme ses collègues des ex-Portes de l’Essonne, Jean-Marie Vilain, le maire (Les Centristes) de Viry milite pour un EPT autour du Grand Orly. « De Viry à Rungis mais pas au-delà, souhaite-t-il. Sa taille actuelle ne permet pas de travailler sereinement. Il faut que l’Etat décide une réorganisation territoriale mais on ne voit toujours rien venir », déplore Jean-Marie Vilain.

Un déficit de démocratie interne

Ce constat d’échec gagne également les rangs de certains élus d’opposition municipale. « Intégrer cet EPT n’a rien simplifié, fustige ainsi Jean-Marc Defrémont, opposant (EELV) à Savigny. Il existe aussi un déficit de démocratie interne. Dans notre ville, le maire a été élu avec 38 % des voix, mais sa majorité bénéficie de l’intégralité des sièges à l’intercommunalité. »
Mais il n’y a pas que des mauvais côtés. En 2018, 4 km de chaussée ont été rénovés à Savigny comme l’a rappelé le maire lors de ses vœux. Et c’est grâce au financement du Grand-Orly Seine Bièvre.
(*)Athis-Mons, Juvisy, Morangis, Paray, Savigny, Viry









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